Essor de l’éolien : les chefs du PQ et de la CAQ interpellés
Les opposants réclament l’équilibre dans le respect des écosystèmes
L’opposition au développement éolien le jour de la fête du Travail, devant le Parlement de Québec, afin de réclamer un moratoire sur l’essor de cette industrie, a permis au président des 63 zecs, Guillaume Ouellet, d’interpeller surtout les chefs du PQ et de la CAQ en pleine campagne électorale.
« Est-ce que le Parti québécois qui a créé les zecs en 1978 va faire en sorte de ne pas les perdre au profit de parcs éoliens ? Est-ce que la CAQ, qui vient de promettre 200 M $ pour créer des parcs, aurait aussi promis nos territoires aux industriels », s’interroge celui qui souhaite des réactions rapides chefs de partis et des candidats au scrutin du 5 octobre.
Martine Ouellet, ex-députée du PQ, ancienne ministre des Ressources naturelles et ex-vice-présidente de la Commission de l’aménagement du territoire, devait assister au mouvement d’opposition, du Regroupement vigilance énergie Québec. Elle est maintenant cheffe du parti Climat Québec.
« Des membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Hydro-Québec sont aussi venus appuyer notre démarche », rapporte le #1 des zecs, pour qui les parcs éoliens dénaturent les territoires fauniques.
Mais sans rejeter complètement le développement éolien, ile président de la ZEC Bas-Saint-Laurent réclame toutefois l’équilibre dans le respect des écosystèmes.
Des représentants de la ZEC Chapais étaient aussi sur place à Québec.
Pour des manifestants, les projets éoliens en territoires publics avancent beaucoup trop vite, sans consentement des populations concernées, sans transparence et confiés aux entreprises privées.

L’objectif demeure un moratoire complet sur tout développement éolien non seulement en territoire faunique, mais aussi en zones agricole et habitée. Hydro-Québec maintient que les projets sont à l’état exploratoire, suivis, s’il y a lieu, des consultations des personnes et groupes intéressés, et concernés.

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