Des casques de réalité virtuelle pour briser l’isolement
Au Centre d’hébergement de Rimouski
L’utilisation de casques de réalité virtuelle permet de réduire l’anxiété, la douleur et d’offrir des moments de détentes aux résidents du Centre d’hébergement de Rimouski. Les employés constatent les bienfaits qu’ils apportent depuis les deux dernières années.
« Ça m’apporte un apaisement. Je peux voyager dans différents pays assise dans ma chaise. Je vais dans la savane de l’Afrique et je vois des pyramides en Égypte. Je peux voir des poissons dans la mer et je peux presque les toucher. J’oublie tout là-dedans. Je vois toutes sortes de choses et j’aime beaucoup ça », exprime une utilisatrice, Pierrette Lévesque.
Au Centre d’hébergement de Rimouski, 379 résidents ont essayé l’un des deux casques disponibles depuis deux ans. Santé Québec Bas-Saint-Laurent en possède six qui ont été financés par la Fondation Santé Rimouski au coût de 102 000 $.
« C’était un saut dans le vide. Nous étions les premiers à l’utiliser en gériatrie au Bas-Saint-Laurent et possiblement même au Québec. Habituellement, c’est utilisé en pédiatrie et en oncologie. Nous voulions que ce soit un outil thérapeutique et récréatif pour les personnes âgées. Ça peut être pour les gens qui veulent s’évader de leur quotidien », explique le moniteur en loisirs au Centre d’hébergement, Antoine Perron.
Rendez-vous quotidien
Ce dernier souligne que dans le cas de madame Lévesque, qui a déjà été une grande voyageuse, il s’agit d’un rendez-vous presque quotidien. Les casques sont utilisés autant pour les résidents avec que sans déficit cognitif.

« Ils peuvent voyager à travers le monde et faire des exercices de respirations. Au début, les gens avaient peur du casque parce que c’est une nouvelle technologie. Nous avons pris le temps de leur expliquer et nous avons fait de la désensibilisation. C’est plus facile pour l’équipe de soins avec les résidents après l’intervention parce qu’ils sont très apaisés », affirme monsieur Perron.
« Quand ils font de l’anxiété ou qu’ils se sentent seuls, nous faisons appel à Antoine. Ils reviennent et ils sont plus zen. Ça change le sujet de leur anxiété ou de leurs inquiétudes », ajoute l’infirmière auxiliaire, Stéphanie Boudreau.
Outil de travail
Les images projetées dans le casque sont contrôlées par les employés sur une tablette. Ils peuvent sélectionner l’ambiance dans laquelle le résident veut se retrouver.
« Nous créons un moment précieux dans lequel le temps est figé. Parfois, les résidents ont de la visite et ils s’ennuient ou sont tristes après. Ça peut leur changer les idées. Nous connaissons les gens et les situations. Nous savons les moments de la journée pour lesquels c’est plus propice. C’est un outil de travail pour nous », indique Antoine Perron.
D’autres casques de réalité virtuelle sont disponibles en hémodialyse, en santé mentale, en pédiatrie et au bloc opératoire de l’Hôpital régional de Rimouski ainsi qu’un au centre de pédiatrie sociale.

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