L’ironie du vote des chasseurs sans protection des territoires
Ernie Wells discute avec le président du Réseau Zec, Guillaume Ouellet
Les chasseurs n’ont jamais été autant sollicités pour exercer le droit de vote au scrutin provincial de ce 5 octobre.
Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, a été le premier a inviter les chasseurs à voter par anticipation.
Élection Québec a même conçu un site spécial d’information aux chasseurs, en précisant que cinq jours étaient prévus pour aller voter au bureau du directeur du scrutin de son comté, même de l’extérieur de la région de l’électeur.
La FédéCP et le Réseau ZEC ont tous ont invité les amateurs de grand gibier à se rendre aux urnes y voter par anticipation, avant d’entrer en forêt, à distance et bien sûr la journée du vote.
Pourtant, ce n’est pas la première fois que les élections provinciales au Québec ont eu lieu en période de chasse de l’orignal. C’était le cas en octobre 2022.
Chasseurs sollicités
« Je trouve ça ironique. Les gestionnaires fauniques veulent la reconnaissance de leurs territoires, de grands combats sont là et à venir, comme l’industrialisation de la forêt par l’acériculture, la foresterie, et maintenant le développement éolien en territoire de chasse, le sous financement qui affecte les zecs, gérées par des bénévoles, alors qu’on promet 200M$ pour créer de nouveaux parcs, bref. Pis, là, les chasseurs s’en vont dans le bois on ne doit pas perdre ces votes. Si on sollicite les chasseurs avant qu’ils entrent en forêt, c’est parce qu’ils font partie de l’économie des régions », estime le président des 63 zecs du Québec, Guillaume Ouellet, en entrevue à « Rendez-Vous Nature ».
Différents dossiers sont venus fragiliser la faune comme en Gaspésie, menacée par la fermeture annoncée de bureaux régionaux des Agents de protection de la faune.
« Le député Pascal Bérubé a poussé ce dossier, comme celui de l’orignal. Et je l’en remercie. Sans partisanerie, seul le PQ nous a aidés ces dernières années. Mais j’aimerais avoir une reconnaissance certaine, sans nécessairement des promesses, pour protéger et conserver nos territoires fauniques, qui se font tasser par d’autres formes d’industrie qui nous poussent au pied du mur. C’est là que les partis politiques devraient aussi nous aider », affirme le président du Réseau Zec.
On peut entendre et réentendre cette entrevue avec Guillaume Ouellet en cliquant sur le lien ci-dessus.


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