Suicide d’un médecin à Rimouski : une coroner examinera le décès
Quatre autres docteurs décédés dans des circonstances similaires
Les circonstances entourant le suicide de cinq médecins québécois depuis le début de l’année, dont celui du docteur Alain Girard survenu le 28 août dernier à Rimouski, feront l’objet d’investigations de la coroner Me Géhane Kamel, qui déterminera si des facteurs communs ont pu contribuer à ces décès.
Les quatre autres dossiers concernent Denis Brouillette, décédé le 9 mars à Val-d’Or, Karina Deshaies Poliquin, le 16 avril à Trois-Rivières, Carole-Anne Lavoie-Bérard, le 15 juin à Lévis et Éric Sauvageau, le 29 juillet à Contrecœur.
Dans une lettre envoyée au Bureau du coroner à la fin septembre, plus de 1500 médecins ont demandé de tenir une « enquête publique thématique » sur ces morts chez les médecins.
Analyse approfondie
« Après avoir effectué une analyse approfondie de la demande, il a été décidé qu’il était préférable, dans un premier temps, de compléter les investigations en cours concernant les cinq décès visés, en les regroupant sous une même coroner », a fait savoir le coroner en chef du Québec, Me Reno Bernier, dans un communiqué.
Me Kamel devra aussi déterminer si des recommandations peuvent être formulées afin de prévenir d’autres décès semblables.
La coroner a présidé plusieurs enquêtes publiques d’importance par le passé, dont celles sur les décès survenus en CHSLD durant la première vague de COVID-19 et sur Joyce Echaquan, cette mère atikamekw morte en 2020 à l’hôpital de Joliette sous les insultes racistes du personnel soignant.


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