Agression à Saint-Gabriel : enquête sous caution reportée
Pour Xavier Pellerin arrêté dans la nuit du 4 au 5 octobre
Xavier Pellerin, 20 ans, de Drummondville, un des cinq individus arrêtés dans la nuit du 4 au 5 octobre dernier à la suite d’une introduction par effraction survenue dans une résidence de la rue Principale à Saint-Gabriel-de-Rimouski, a vu son enquête sur remise en liberté, prévue ce lundi au palais de justice de Rimouski, être reportée au 2 novembre.
« Je dois discuter avec ma collègue du ministère public (Me Annie-Claude Breton) pour voir si nous aurons un plan de sortie à présenter », a indiqué l’avocat de l’accusé, Me Damir Musaefendic.
Il est accusé d’introduction par effraction dans une maison d’habitation et d’y avoir commis un acte criminel, soit des voies de fait armées.
Un premier accusé libéré
Au terme d’une enquête sur remise en liberté d’un peu plus d’une heure où trois personnes ont témoigné, la juge de la Cour du Québec, Jannick Poirier, a statué pour la libération sous conditions de Marc Arthur Kelian Bineli Mvogo,18 ans, de Drummondville, vendredi dernier (16 octobre).
Elle a rappelé que la norme est la remise en liberté et que bien que Bineli Mvogo fasse face à l’une des accusations les plus graves du Code criminel passible de l’emprisonnement à perpétuité, elle estime que la remise en liberté de l’accusé représente un danger pour la société.
Deux autres accusés
Les deux autres accusés adultes demeurent détenus. Mathias Charafeddine, 18 ans, est maintenant représenté par Me Caroline Bérubé qui a demandé le report de l’enquête sur remise en liberté au 20 octobre, à Rimouski.
Steven Loumbou, 18 ans, est représenté par Me Juliette Levasseur qui a demandé de reporter l’enquête sous caution au 23 octobre pour prendre connaissance du dossier.
Les deux ont renoncé à la tenue de leur enquête sous caution dans le délai de trois jours ouvrables prévu au Code criminel.
Introduction par effraction
Les quatre hommes ont comparu une première fois le 5 octobre en fin de journée sous un chef d’accusation d’introduction par effraction dans une maison d’habitation et d’y avoir commis un acte criminel, soit des voies de fait armées.
Un 5e accusé est d’âge mineur (16 ans). Il a comparu lundi devant le tribunal de la jeunesse. Son statut de mineur protège son identité.
Les cinq accusés ne proviennent pas de la région.
Agression
Rappelons que vers 3 h 30 dans la nuit du 5 octobre, les policiers de la Sûreté du Québec sont intervenus sur la rue Principale à Saint-Gabriel-de-Rimouski à la suite d’une introduction par effraction dans une résidence.
Selon les premiers éléments de l’enquête, des suspects se seraient introduits dans l’habitation avant d’agresser les deux occupants. Les victimes, un homme et une femme dans la quarantaine, ont subi des blessures importantes et ont été transportés vers un centre hospitalier. Leur vie ne serait toutefois pas en danger.
L’enquête policière a permis d’établir que cet événement ne serait pas attribuable au hasard. « Les informations recueillies jusqu’à maintenant indiquent plutôt que les victimes auraient été visées de façon spécifique », mentionne le corps policier.


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