Les relations internationales, « kossa » donne ?…
« La parole aux élus » avec le maire de Rimouski, Guy Caron
Je reviens de Brest, en France, où j’accompagnais une délégation rimouskoise réunissant des représentants des secteurs de la recherche, de l’innovation, de la culture et de l’économie bleue, dont les expertises contribuent fortement au rayonnement de notre région. Les relations internationales, « kossa » donne ?…
Texte du maire de Rimouski, Guy Caron
J’ai bien sûr rencontré le nouveau maire de Brest, Stéphane Roudaut, et le vice-président aux relations internationales de Brest Métropole, Dominique Cap, afin de donner un nouvel élan à une relation de coopération établie depuis plus de 15 ans entre nos collectivités.
Notre agenda chargé nous a permis d’aller à la rencontre d’organisations stratégiques de l’écosystème brestois, notamment le Pôle Mer Bretagne Atlantique, l’ENSTA Bretagne, l’École navale, l’IUEM, le Cedre, ainsi que plusieurs institutions culturelles et scientifiques de premier plan.
La relation entre Rimouski et Brest est importante et se développe depuis longtemps.
Nos deux villes possèdent beaucoup d’affinités : une indéniable vocation maritime, des universités et organismes culturels qui collaborent de très longue date, et même des centres-villes qui ont été détruits au milieu du XXe siècle, par le feu pour Rimouski, en raison de la guerre pour Brest.
Rappelons également qu’en juin 2015, les premiers ministres Manuel Valls et Philippe Couillard étaient à Rimouski pour inaugurer le siège social québécois de l’Institut France-Québec pour la coopération scientifique en appui au secteur maritime, le siège social français étant à Brest.
Les gouvernements du Québec et de la France encouragent la création de liens entre leurs villes par le biais du Fonds franco-québécois pour la coopération décentralisée.
Ce fonds finance plus de la moitié des dépenses liées aux déplacements et aux séjours de nos délégations respectives.
Place de plus en plus importante
Dans un contexte géopolitique incertain entre les gouvernements nationaux, ces liens entre villes prennent une place de plus en plus importante.
À titre d’exemple, Rimouski est membre de l’Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent, qui regroupe plus de 425 municipalités américaines, ontariennes et québécoises de toutes tailles, qui travaillent à promouvoir la coopération de cette zone cruciale, malgré les tensions politiques entre nos deux pays.
Cette mission à Brest, comme d’autres, contribue à positionner notre ville sur la scène internationale et à faire émerger de nouvelles possibilités pour son développement.
À nous d’en tirer avantage. Bonne semaine!


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