Chambre de Rimouski : Jean-Nicolas Marchand est arrêté
Enquête policière de près de deux ans à la suite d'une fraude présumée de 500 000 $
L’ex-directeur général de la Chambre de commerce et de l’industrie Rimouski-Neigette, Jean-Nicolas Marchand, a finalement été arrêté par la Sûreté du Québec pour une fraude présumée de 500 000 $, au terme d’une longue enquête ainsi que de nombreuses démarches et expertises réalisées depuis le dépôt d’une plainte à son égard, en février 2025.
À la suite de son arrestation, le suspect a été rencontré par les enquêteurs. Il comparaîtra dans la journée au palais de justice de Rimouski pour faire face à une accusation de fraude de plus de 5 000 $.
En juin dernier, le dossier avait été soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui devait l’étudier afin de déterminer si des accusations seraient ou non portées.
« La suite des procédures relevant désormais du processus judiciaire », indiquaient les responsables du corps policier dans un communiqué.
Selon nos informations, de nombreuses analyses comptables et administratives ont nécessité l’intervention de spécialistes financiers pour compléter l’analyse des différentes preuves recueillies au cours de l’enquête.
« Ce type d’enquête peut s’étendre sur plusieurs mois, voire plusieurs années, avant d’aboutir à d’éventuelles accusations criminelles », indiquait une source policière près du dossier.
Vérifications internes
Le conseil d’administration de la Chambre de commerce et de l’industrie Rimouski-Neigette a congédié son directeur général, le 3 février 2025, après avoir effectué des vérifications internes qui ont révélé de nombreuses anomalies et une fraude présumée de 500 000 $.
Restaurants, voyages, hôtels, bars, chalets, nombreux retraits au guichet à toute heure du jour et de la nuit, transferts Interac de la Chambre de commerce vers des comptes personnels : les premières transactions visées par le litige remonteraient à son entrée en fonction, en octobre 2022.
Jean-Nicolas Marchand aurait tenté ensuite de récupérer certaines sommes d’argent en sollicitant des gens d’affaires dans les semaines précédant son congédiement, prétextant que l’organisation se dirigeait « vers la faillite » sans leur intervention immédiate.
Selon nos informations, une autre personne résidant à l’extérieur du Bas-Saint-Laurent et proche de monsieur Marchand serait également impliquée dans cette affaire.
« Ce type d’enquête peut s’étendre sur plusieurs mois, voire plusieurs années, avant d’aboutir à d’éventuelles accusations criminelles », indiquait une source policière près du dossier.
Vérifications internes
Le conseil d’administration de la Chambre de commerce et de l’industrie Rimouski-Neigette a congédié son directeur général, le 3 février 2025, après avoir effectué des vérifications internes qui ont révélé de nombreuses anomalies et une fraude présumée de 500 000 $.
Restaurants, voyages, hôtels, bars, chalets, nombreux retraits au guichet à toute heure du jour et de la nuit, transferts Interac de la Chambre de commerce vers des comptes personnels : les premières transactions visées par le litige remonteraient à son entrée en fonction, en octobre 2022.
Jean-Nicolas Marchand aurait tenté ensuite de récupérer certaines sommes d’argent en sollicitant des gens d’affaires dans les semaines précédant son congédiement, prétextant que l’organisation se dirigeait « vers la faillite » sans leur intervention immédiate.
Selon nos informations, une autre personne résidant à l’extérieur du Bas-Saint-Laurent et proche de monsieur Marchand serait également impliquée dans cette affaire.
« On l’a pincé »
Les coprésidents de la Chambre de commerce et de l’industrie Rimouski-Neigette de l’époque, Simon St-Pierre et Andréane Pelletier, ont découvert les premières anomalies peu après leur entrée en fonction au sein du conseil d’administration, en octobre 2024.
« On ne parle pas de millions, mais les genoux te plieraient. On l’a pincé. Nous avons été siphonnés, mais on n’est pas en péril », avait affirmé monsieur St-Pierre.

Presque deux ans après les événements, la Chambre de commerce et de l’industrie Rimouski-Neigette tente toujours de se relever de cette présumée fraude.
Expertise séduisante
La Chambre de commerce et de l’industrie Rimouski-Neigette avait embauché Jean-Nicolas Marchand à titre de directeur général en octobre 2022.
Au cours de sa carrière, monsieur Marchand a œuvré pendant six ans au sein du personnel politique du gouvernement fédéral. Il a ensuite occupé le poste de directeur général de plusieurs cliniques de santé publiques et privées à Québec et à Rimouski.
Il a également dirigé La Jolie Maison de l’organisme Répit-Loisirs-Autonomie, devenue la première Maison Gilles-Carle du Bas-Saint-Laurent. L’établissement accueille des personnes ayant une déficience intellectuelle ou physique, ou un trouble du spectre de l’autisme, pour de courts séjours.
« Son expertise, ses habiletés relationnelles et sa vision nous ont séduits et permettront assurément à notre organisme d’atteindre ses buts et ses objectifs », déclarait le trésorier de la Chambre de commerce et de l’industrie Rimouski-Neigette, Gilles Banville, au moment de son embauche.
Jean-Nicolas Marchand prenait régulièrement la parole dans les médias sur de nombreux dossiers économiques et politiques touchant l’ensemble de la MRC de Rimouski-Neigette.


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