27.09.2020
Actualités Économie L'impasse juridique sur place Cooprix persiste

L’impasse juridique sur place Cooprix persiste

Un litige qui pourrait coûter cher à la Ville de Rimouski et à ses contribuables n’est toujours pas réglé, après bientôt trois ans de péripéties.
Le vaste terrain qui appartenait autrefois à la défunte Coopérative des consommateurs de Rimouski, situé à l’extrémité Est de la rue Saint-Germain, jouxtant le boulevard René-Lepage/Jessop, avait été acquis par la Ville d’une compagnie baptisée Centre commercial Rimouski inc (CCR), en 2016. Cette entreprise du Groupe Steckmar, propriété d’Arthur H. Steckler de Montréal, a déposé une poursuite contre la Ville de Rimouski en janvier 2017, visant à annuler la vente des terrains concernés. CCR, qui a procédé à la décontamination selon les termes du contrat, réclame des dommages de 63 000 $ en alléguant que la Ville lui a caché qu’il y avait déjà eu un dépotoir à cet endroit, soit au 333 boulevard Jessop. La Ville maintient que le vendeur en était bien informé.
L’acquisition de ce terrain par la Ville, pour une somme de 3,8 M $, avait pour but sa mise en valeur pour la construction d’un établissement de 100 chambres du Groupe Riôtel de Matane, un projet évalué entre 15 M $ et 20 M $. Le projet a été mis en veilleuse.

 » Ça n’avance pas aussi vite qu’on aurait voulu. On a eu de bonnes nouvelles dernièrement, mais rien pour annoncer une conclusion. Nos avocats travaillent là dessus. Malheureusement, ça coûte cher à la Ville; malheureusement, c’est long. On avait tellement expliqué la situation au propriétaire ! D’entendre dire que, selon lui, on lui avait caché des faits, on ne peut pas ne pas se défendre. J’ai bon espoir qu’on pourra rapidement et enfin régler ce dossier, de manière à réutiliser ces terrains, de manière à y faire du développement  », précise le maire de Rimouski, Marc Parent.

Mains attachées

Le litige fait en sorte que le terrain, extrêmement bien situé, n’est peut pas être considéré pour d’éventuels projets commerciaux.  » Contrairement à une poursuite, où on pourrait aller de l’avant quand même, dans ce cas-ci, on demande la nullité de transaction. Ça nous attache les mains. Par contre, ça n’empêche pas d’aller de l’avant dans le projet de mise en valeur du centre-ville  », ajoute monsieur Parent. Ce plan, poursuit M. Parent, prendra cinq à 10 ans à être complété. Faudra être patient.
Deuxième.. et dernière fois!
 » Il y a des belles choses qui se passent au centre-ville. En commençant par le site de la Grande Place. Je suis très heureux du dénouement. On a fait un travail titanesque avec Groupe Sélection pour avoir un projet qui aurait l’acceptabilité sociale, mais on s’est retrouvé, encore une fois, à se river le nez sur six ou sept propriétaires riverains. Ils représentaient 7 % des gens concernés et empêchaient tout développement. Il a encore une fois fallu se rendre à pour avoir une loi privée (NDLR: en 2010, pour le projet des  » deux tours  »). C’était la deuxième et dernière fois! Plus besoin de retourner à l’Assemblée nationale et de référer à la fameuse servitude. Dorénavant, on pourra aller de l’avant avec des projets, avec 66 % du vote des propriétaires, au lieu de 100 %  », assure le maire rimouskois.
Groupe Sélection est à peaufiner son projet de remplacement sur la partie Ouest de la Grande Place qui n’avait pas été démolie lors de la construction des  » deux tours  ». Quant à Riôtel, monsieur Parent croit que la chaîne matanaise est toujours intéressée à s’installer à Rimouski.

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