30.10.2020
Nouvelle de 18 h « Des situations complètement inhumaines »

« Des situations complètement inhumaines »

Les attentes pour l’amélioration du transport en commun sont élevées

Les attentes des organismes de défense des droits des personnes à faible revenu comme Action populaire Rimouski-Neigette envers la Ville de Rimouski, pour l’amélioration du transport en commun, sont très élevées.

Tandis que les tarifs pour utiliser le volet Citébus (autobus urbains) sont jugés trop chers, parmi les plus élevés au Québec, notamment à 3,75 $ un aller simple de base et à 105 $ pour le laissez-passer mensuel, les usagers réclament des améliorations nombreuses.

Le coordonnateur d’Action populaire Rimouski-Neigette, Michel Dubé, rappelle que les personnes bénéficiaires de l’aide sociale (669 $ par mois) sont les plus affectées par les lacunes du système de transport en commun.

« Les priver de leur seul moyen de déplacer, c’est les priver de leur accès aux services gouvernementaux et aux organismes comme le nôtre, aux services des organisations qui favorisent le retour au travail et la réintégration sociale, en général. Par exemple, il y a peut-être dix abris dignes de ce nom sur tout le territoire desservi par Citébus (NDLR : nous avons compté 200 arrêts environ sur les trois circuits). Comment peut-on blâmer les gens de renoncer à sortir de leur isolement s’ils doivent subir le froid, la glace et la neige, parfois pendant une heure au même endroit, si on a raté le passage précédent? », illustre monsieur Dubé.

Conditions inhumaines

« Il y a de plus en plus de commentaires et de demandes de la part de nos usagers, concernant le transport en commun. Je me suis mis dans les souliers d’un de nos membres, récemment. Le monsieur de 70 ans s’est fait retirer son permis de conduire pour cause de santé. Il a essayé d’utiliser le transport en commun par autobus, pour avoir accès aux services, mais ça ne répondait absolument pas à ses besoins. Au contraire, il s’est retrouvé dans des situations complètement inhumaines », ajoute Michel Dubé.

Colisée et hôpital

« Nous avons une population vieillissante qui a de plus en plus besoin de services. Le recours au système de transport en commun est aussi compromis quand le déneigement des rues et le déglacement des trottoirs effectués par la Ville ne sont pas adéquats. Il y a au moins cinq ou six endroits où il faudrait ajouter un abri, comme près de l’édifice gouvernemental Moreault, près du Cégep, face au Colisée, et près de l’hôpital, par exemple », poursuit le travailleur communautaire.

L’arrêt principal et l’abri de l’avenue Léonidas Sud ne seraient pas situés au bon endroit, dans le secteur de la Cité des Achats. Selon des témoignages, il faut faire preuve d’audace, l’hiver, à travers la gadoue, pour circuler parmi les voitures sur le stationnement, et pour traverser la rue, très achalandée, afin d’atteindre cet arrêt et son abri.

Volonté politique

Monsieur Dubé affirme avoir été témoin à plusieurs reprises de déclarations du maire, Marc Parent, qui lui laissent croire que la volonté politique d’améliorer significativement le transport en commun est là.

« Je m’attends à ce que la Ville de Rimouski dévoile des mesures concrètes dès le dépôt du prochain budget (probablement dans une semaine) et dans son prochain plan d’action annuel », conclut Michel Dubé.

La proximité de la circulation automobile et le trottoir en pente souvent glacé rendraient l’usage de cet abribus dangereux en hiver. (Photo: courtoisie, Action Populaire Rimouski-Neigette)

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