21.02.2020
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TERFA : fusion de la Réserve faunique Duchénier et du Canyon des portes de l’Enfer

La décision de fusionner les deux corporations a été rendue publique le 10 décembre dernier au lendemain d’assemblées spéciales où les discussions convergeaient vers l’étape finale d’approbation chez les deux parties. Ce n’est toutefois que le 1er janvier prochain que cette fusion de la Réserve faunique Duchénier et de la Corporation du Domaine des portes de l’Enfer sera officialisée. La nouvelle image de marque d’identification de cette fusion est l’acronyme TERFA, pour TERritoire FAunique, TERritoire FAmilial ou si vous voulez TERritoire FAntastique.

C’est ce que nous confirmait le directeur général de la Réserve Duchénier, Maxime Gendron, vendredi matin. Cette fusion vient donc concrétiser les pourparlers entre les deux corporations amorcés le printemps dernier, lesquels visaient à créer un attrait touristique majeur englobant une multitude de services complémentaires dans le haut pays. Si au départ on parlait d’alliance entre les deux corporations, le projet en est vite devenu un de fusion.

L’objectif principal de cette fusion est de fortifier l’image de marque de ces deux entités qui représentent beaucoup dans la vitalité économique de ce grand secteur naturel de la région. En outre, cette fusion permet de créer un endroit unique et accessible quatre saisons afin de favoriser l’optimisation de l’offre globale en milieu naturel.

Maxime Gendron, directeur général de la Réserve
faunique Duchénier.

Photo : Hugues Albert

Services bonifiés

Le territoire regroupé permettra d’offrir à la clientèle des services bonifiés de qualité dans les domaines du plein air, tel que la chasse, la pêche, la villégiature et le récréotouristique. Cette fusion permettra de stimuler davantage l’économie, de consolider et d’accroitre les emplois dans la ruralité. Présentement, la Réserve faunique Duchénier génère des retombées économique d’un million de dollars par année comparativement à 250 000 $ pour le Canyon des portes de l’Enfer. Les deux entités donnent de l’emploi à une trentaine de travailleurs et travailleuses.

« Les deux organismes sont complémentaires, non en compétition, précise M. Gendron. La Réserve faunique Duchénier est très active au printemps et à l’automne, le Canyon des portes de l’Enfer en haute saison touristique soit en été. Avec cette fusion, nous nous positionnons pour devenir une destination touristique plein air complète, visant toutes les clientèles possibles, les chasseurs, les pêcheurs, les campeurs, les randonneurs, les villégiateurs. Tout horizon au plein air ! »

M. Gendron ajoute que la corporation de la Réserve faunique Duchénier a reçu au printemps 2018 une subvention de 10 millions de dollars pour la construction de quelque 20 chalets neufs et la rénovation de trois à quatre autres.

Or, on prévoit pour bientôt un projet d’amélioration des infrastructures et attraits des portes de l’Enfer nécessitant des investissements de quelque trois à quatre millions de dollars. Ici on parle de plusieurs éléments à améliorer afin d’en donner davantage à la clientèle qui fréquente le site.

Les chiffres d’affluence font voir en 2019 22 000 jours/personnes au Canyon des portes de l’Enfer et 8 000 à la Réserve faunique Duchénier pour un volume total de 30 000 jours/personnes. « Nous espérons doubler cette fréquentation d’ici à 2025. »

La famille au cœur du développement

Une des clientèles ciblées par cette fusion est la famille. On envisage que les chalets répondent le plus adéquatement possible aux besoins des familles qui y séjourneront et qu’ils offrent plein confort à tous les utilisateurs, qu’ils soient chasseurs, pêcheurs, randonneurs, campeurs et villégiateurs.

Les chasseurs et pêcheurs auront droit dans les nouveaux chalets et ceux qu’on a améliorés à un poêle BBQ, un évier en acier inoxydable pour préparer leurs poissons ainsi qu’un frigo. Les nouveaux chalets auront aussi une véranda moustiquaire.

La passerelle enjambant la rivière Rimouski au Canyon des portes de l’Enfer est la plus haute au Québec, s’élevant à quelque 200 pieds
au-dessus du niveau de ce cours d’eau.

Photo : Hugues Albert

Après que les investissements auront été complétés pour améliorer les infrastructures à la Réserve Duchénier et au Canyon des portes de l’Enfer, on prévoit donner un tout autre visage aux postes d’accueil qui jouent actuellement le rôle de guérites. Les trois postes seront ni plus ni moins transformés en milieux de vie, des centres névralgiques où on retrouvera dépanneurs, boutiques, services de base, etc, ce qui devrait provoquer un phénomène de rétention auprès de la clientèle qui voudra y séjourner plusieurs journées plutôt que d’y être seulement de passage.

Offre diversifiée

Cette fusion entraînera une diversification de l’offre avec des chalets, des yourtes, le prêt-à-camper dans des bâtiments hybrides dotés de tous les équipements ou commodités où l’utilisateur n’aura qu’à apporter sa bouffe et son sac de couchage.

Maxime Gendron prévoit que les phases d’amélioration des infrastructures seront complétées en 2022 dans le cas de la Réserve faunique Duchénier et au plus tard en 2023 pour le Canyon des portes de l’Enfer.

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