25.09.2020
Nouvelle de 19 h Grosse victoire pour les «verts»

Grosse victoire pour les «verts»

Des défenseurs de l’environnement de la région jubilent à la suite du retrait du permis de forage de la compagnie Corridor Ressources, pour le projet « Old Harry », à Terre-Neuve.

C’est notamment le cas de Stéphane Poirier, Benoit Saint-Hilaire et Martin Poirier qui s’impliquent dans le mouvement citoyen Non à une Marée Noire dans le Saint-Laurent, fondé en 2009.

« Nous sommes une des organisations membres de la Coalition Saint-Laurent, qui regroupe aussi des mouvements citoyens et des groupes écologistes du Québec, autochtones et des Maritimes. La Coalition a fait des représentations qui ont porté fruit, depuis tout ce temps. Je pense notamment au travail de Danielle Giroux et de Sylvain Archambault. Lorsque nous avons fondé Non à une Marée Noire dans le Saint-Laurent, Stéphane et moi, c’était particulièrement pour lutter contre les forages en milieu marin », explique Martin Poirier.

Les études environnementales

« C’était en 2009, car (l’ex-ministre libérale) Nathalie Normandeau était venue à Rimouski pour annoncer que Québec ferait des études environnementales stratégiques (ÉES). C’était dans le but de permettre des forages dans le Saint-Laurent. Ça nous avait indigné, surtout que ça avait été confié à une firme privée, qui était Génivar à l’époque, alors que nous lui disions qu’à Rimouski, nous avions tous les chercheurs qu’il fallait, notamment à l’Institut des sciences de la mer, pour étudier le Saint-Laurent. »

Martin Poirier, Stéphane Poirier et Benoit Saint-Hilaire, les piliers de Non à une Marée Noire dans le Saint-Laurent. (Photo: courtoisie)

Ce fut cette situation qui déclencha leur envie de s’opposer à l’exploitation éventuelle des hydrocarbures dans l’environnement du fleuve, se souvient-il :

Zachary

« Tout ça nous avait donné une claque pour créer Non à une Marée Noire. On se souviendra aussi que lorsque est arrivée la catastrophe dans le golfe du Mexique, en avril 2010, le chanteur louisianais Zachary Richard avait lancé un appel à l’aide aux Québécois. Il était venu nous dire d’être vigilants pour éviter une telle catastrophe dans le Saint-Laurent. Il avait fait allusion à la compagnie Corridor Ressources, déjà à ce moment-là. »

« C’est un autre exemple qu’il ne faut jamais abandonner la lutte et que des victoires sont possibles. Merci à la Coalition Saint-Laurent, aux gens des Îles de la Madeleine et des provinces maritimes et aux premières nations Mi’gmaqs, Innus et Malécites pour leur persévérance », écrivait monsieur Poirier sur sa page Facebook, ces derniers jours.

Le Québec

« Ce qui fait qu’on peut sabrer le champagne, du moins en partie, c’est que ça faisait longtemps qu’il y avait des représentations faites auprès d’organisations comme l’Office des hydrocarbures extra côtier de Terre-Neuve pour que ce permis ne soit pas renouvelé. Par contre, au Québec, c’est politique. La même compagnie possède des permis au Québec et ces permis, ils sont toujours valides », note ce militant de longue date.

Marathon

« Il faut se demander si la compagnie va abandonner du même coup ses intentions pour le Québec. La prochaine étape c’est de s’y opposer. Un moratoire du fédéral serait la plus belle chose qui pourrait arriver sur l’ensemble du Golfe Saint-Laurent, qui concerne cinq provinces. Il reste toujours des enjeux. »

« Tout en ne négligeant pas de célébrer la victoire de cette bataille, nous ne baissons pas la garde. La phrase à retenir, comme l’a dit un ami des Îles, c’est que ce genre de dossier ne peut pas être comparé à la course sur 100 mètres, mais plutôt à un marathon. Il faut être persévérant et constant dans notre implication citoyenne », tranche monsieur Poirier.

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