Gouvernement du Québec
02.12.2020
Actualités Le fruit de belles complicités

Le fruit de belles complicités

La naissance de L’Océanic et les liens Québec-Rimouski

La naissance et l’aventure de L’Océanic de Rimouski, il y aura 25 ans à Pâques, sont le fruit d’amitiés et de complicités que met en exergue un personnage clé de l’histoire, André Jolicoeur.

Depuis 2016, l’ex-vice-président finances d’Ameublements Tanguay a pris sa retraite et n’est plus associé directement à l’équipe, mais son rôle au sein de l’organisation laissera une trace indélébile dans l’histoire de l’équipe qui représente Rimouski au sein de la Ligue de hockey junior majeure du Québec. Il en fut notamment le gouverneur, le directeur gérant hockey et consultant de l’équipe; un ami pour plusieurs.

Dynamique Québec-Rimouski

S’il en est un qui représente bien la dynamique très positive entre les gens de Québec et ceux de Rimouski qui a été nécessaire à l’atteinte du succès, c’est bien André Jolicoeur, homme affable et humain. La complicité est aussi un mot clé dans la grande histoire de l’équipe en ce qui a trait aux relations entretenues à Québec par Jacques et Maurice Tanguay et André Jolicoeur.

« Nous étions intéressés aux équipes sportives. Nous avions tenté d’acheter la franchise des Remparts qui est devenue celle des Harfangs de Beauport et cela n’avait pas fonctionné (plus ou moins au tournant des années 1990). Nous nous intéressions aussi au Rouge et Or (football) de l’Université Laval. Maurice Fillion faisait partie de cette organisation et, connaissant notre intérêt pour le hockey junior nous a prévenu que les Lynx de Saint-Jean allaient devenir disponibles », rappelle monsieur Jolicoeur.

De Marius, à Pierre-Paul, à Michel

André Jolicoeur, en entrevue exclusive avec le journal le soir, se souvient que tout s’est passé rapidement, en un seul mois pour l’essentiel. Une fois LA nouvelle rendue à Rimouski que des démarches étaient en cours, des Rimouskois, Pierre-Paul D’Anjou, le maire, Michel Tremblay, et la conseillère municipale Gisèle Saint-Pierre Beaulieu ont donné un coup de pouce. Le lien était créé.

Michel Tremblay (Photo: Pierre Michaud-Archives)

« Jacques Tanguay m’a demandé de m’en occuper avec lui et Maurice Tanguay. Un autre personnage de Québec fort connu, Marius Fortier, a été impliqué dans le projet. Marius a pris contact avec son ami Pierre-Paul D’Anjou (alors pour Okeefe), pour qu’il nous mette en contact avec le maire. Le temps de le dire, on était en conférence-téléphone avec monsieur Tremblay. La conseillère, madame Beaulieu, nous a aidé pour ce qui était des horaires des joueurs au Cégep pour la saison suivante. »

Pierre-Paul DAnjou (Photo: courtoisie)

Hommes de défi

André Jolicoeur mena les discussions avec Léo-Guy Morrissette pour l’achat des Lynx de Saint-Jean. Le conseil municipal de Rimouski devait entériner l’entente proposée pour l’utilisation du Colisée et montrer ainsi son appui au projet.

Éric Forest fut engagé comme directeur administratif, avec Sylvie Myles comme bras droit, tout comme Doris Labonté comme homme de hockey et Marius Fortier qui mit la « machine » vente et marketing en marche pour le printemps et l’été suivants. André Jolicoeur affiche son grand respect et son affection pour tous ces gens.

Éric Forest (Photo: archives-Pierre Michaud)

Le Colisée fut occupé par une fourmilière d’agentes de télémarketing, utilisant ces fameuses vielles chaises et tables en bois évoquées par Gaston Therrien, premier instructeur-chef de l’équipe, dans un article précédent.

Ce devait être tout un « thrill » pour des hommes de défi comme les Tanguay et lui de vivre tout ça intensément dans ce fameux mois? Avons-nous demandé à André Jolicoeur, qui répond : « Le « thrill », il a duré 21 ans. »

Michel Tremblay

André Jolicoeur ajoute le nom de Michel Tremblay à ceux nommés ci-haut. « Pendant tout ce temps, Michel a été un complice de tous les instants. On ne s’est pas vus depuis longtemps mais dès que je pense à lui, ce ne sont que de bons souvenirs qui viennent à mon esprit. Je le salue amicalement. Il a joué un rôle très important. Il a insisté auprès du conseil municipal pour que la résolution appuyant notre entente soit adoptée unanimement. Il voulait que ça marche et que ça marche droit. »

La facture aux visiteurs

Au sujet de Michel Tremblay, ce dernier a rappelé dans ses mémoires que lors de l’une des premières réunions avec le clan Jolicoeur-Tanguay, un dimanche matin, la réunion s’étirant, il voyait venir l’heure du dîner, mais voulait poursuivre l’effort de travail.

Monsieur Tremblay avait le souci de sauvegarder l’intérêt des contribuables et il fit comprendre gentiment à ses visiteurs qu’un effort pour « payer le lunch », serait le bienvenu, puisque la réunion se tenait à leur demande.

Une demande à laquelle les visiteurs ne voyaient aucun inconvénient! Ce fut une commande de poulet dont la facture aurait été assumée par Jacques Tanguay. Un souvenir que confirme André Jolicoeur et qui en rit.

100 fois plus!!!

Il ne peut pas y avoir que de bons moments et il y a eu quelques événements malheureux aussi dans l’histoire de l’Équipe de toute une région, que nous n’évoquerons pas ici, mais André Jolicoeur n’hésite pas à dire : « Pour chaque mauvais souvenir, il y a 100 bons souvenirs! »

Et toutes ces rencontres qui constituent l’essence de la Vie, pourrions-nous ajouter.

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