28.10.2020
COVID-19 Un plan d’urgence réclamé pour les locataires

Un plan d’urgence réclamé pour les locataires

Le parti Québec Solidaire se préoccupe du sort qui attend un certain nombre de locataires le 1er juillet prochain, alors que toute la province est victime de l’incertitude économique due à la crise de la COVID-19.

« Afin que personne ne se retrouve à la rue le 1er juillet », soutient Québec Solidaire, la porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, et le responsable solidaire en matière de logement, Andrés Fontecilla, proposent au gouvernement Legault un plan d’urgence pour le logement, et lui demandent notamment de punir réellement les locations illégales de type Airbnb afin de remettre ces logements sur le marché locatif.

Une crise du logement en période de pandémie

« Bien des familles en recherche d’un nouveau logement vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête : elles ne savent toujours pas si elles pourront se reloger le 1er juillet. Laisser une crise du logement éclater en pleine pandémie aurait des conséquences catastrophiques. Si le gouvernement Legault veut éviter le chaos, il doit passer en deuxième vitesse et adopter notre plan d’urgence rapidement. Personne ne doit être laissé à la rue le 1er juillet », martèle Manon Massé.

« Pour des milliers de locataires qui doivent quitter leur logement actuel le 1er juillet ou même avant, la crise de la COVID-19 entraîne plusieurs problèmes majeurs », souligne le député de Laurier-Dorion et responsable solidaire en matière de logement, Andrés Fontecilla.

En même temps

« Quand les mesures d’urgence vont être levées, les milliers de locataires à la recherche d’un logement vont se remettre à faire des visites en même temps. Or, la pénurie de logements qu’on observe partout au Québec depuis plusieurs mois nous fait craindre qu’il n’y ait pas assez de logements disponibles pour tout le monde. Si on ajoute à cela les retards dans la livraison des logements neufs, qui vont accentuer encore davantage la pression sur le marché locatif, la situation actuelle est une vraie bombe à retardement », s’inquiète monsieur Fontecilla.

Logements accessibles

« En ce moment, des milliers de logements en location sur Airbnb sont inoccupés en raison de la baisse du tourisme. Rendre ces logements accessibles pour les familles qui ont vraiment besoin de se loger, c’est le gros bon sens. Le gouvernement doit accentuer l’inspection de toutes les locations illégales de type Airbnb afin que ces logements soient de nouveau disponibles sur le marché locatif pour les résidents plutôt que pour les touristes », poursuit le député solidaire.

Outre la pression sur le réseau Airbnb, le plan d’urgence solidaire prévoit d’offrir la possibilité aux locataires dont le logement n’a pas été reloué de reconduire leur bail. Il prévoit également la mise en place de mesures d’hébergement d’urgence, notamment en utilisant des chambres d’hôtel vacantes afin de loger temporairement toutes les familles qui ne trouveraient pas de toit d’ici à leur déménagement.

Le plan d’urgence pour le logement de QS en trois points

1. Reprise des logements de type Airbnb sur le marché à long terme

Punir réellement les locations illégales de type Airbnb afin de remettre ces logements sur le marché locatif

Surveillance stricte de l’hébergement touristique illégal en appliquant le nouveau règlement québécois entrant en vigueur le 1er mai.

2. Droit à une 2e chance pour ne pas déménager

Possibilité pour les locataires de reconduire leur bail même s’ils avaient refusé de le renouveler ou s’ils faisaient l’objet d’une éviction pour rénovation.

Le renouvellement du bail se ferait aux mêmes conditions, avec une augmentation de loyer maximale calquée sur la grille de référence de la Régie du logement.

Les propriétaires pourront refuser seulement si un autre locataire a signé un bail.

3. Hébergement d’urgence

Réserver des chambres d’hôtel vacantes pour héberger temporairement les familles qui ne trouvent pas de logement sur le marché.

Les offices d’habitation et les municipalités seraient soutenus par un fonds d’urgence dans cet effort.

Assouplir les critères actuels pour permettre aux offices d’habitation d’aider les ménages de classe moyenne en situation difficile.

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