03.12.2020
COVID-19 De meilleurs incitatifs revendiqués pour mettre les étudiants au travail

De meilleurs incitatifs revendiqués pour mettre les étudiants au travail

Le Bloc Québécois réclame des modifications importantes au programme fédéral d’urgence d’aide financière aux étudiants.

La députée d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia participe aux débats à la Chambre des communes, aujourd’hui, à Ottawa, à l’occasion de l’adoption du projet de loi visant à mettre en place la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants (PCUE).

Alors que le parlement siégera en nombre réduit, la porte-parole du Bloc Québécois en matière de jeunesse revendique un meilleur incitatif à travailler pour les étudiants et les étudiantes.

« Dans sa forme actuelle, la PCUE proposée par le gouvernement, donne 1 250$ par mois, de mai à août, à l’étudiant-e qui n’aura pas été en mesure de se trouver un emploi cet été, en raison de la COVID-19, ou qui gagnerait un salaire de moins de 1 000$ par mois », précise un communiqué du bureau de la députée.

Mesure décourageante

Le BQ croit que de nombreux acteurs de l’industrie craignent que cette mesure décourage les jeunes à se trouver un emploi, alors que plusieurs secteurs ont un besoin criant de main-d’œuvre. Le Bloc Québécois propose donc un compromis : que la PCUE soit versée partiellement à ceux qui trouveront un emploi.

En se basant sur le modèle de l’Assurance emploi, pour chaque dollar gagné, la moitié serait soustraite. Ainsi, ceux qui feront l’effort de trouver un emploi seraient doublement récompensés.

Consensus

« C’est une proposition qui fait consensus, autant au sein de la communauté étudiante québécoise que du côté des entreprises. Le secteur agricole par exemple compte largement sur la jeunesse pour venir prêter main-forte aux champs cet été. La PCUE dans sa forme actuelle, telle que suggérée par le gouvernement Trudeau, risque de créer un désincitatif à l’emploi. Avec cette proposition on veut plutôt créer un incitatif » affirme Kristina Michaud.

Collecter ou chercher?

La députée ne craint pas que la majorité des étudiant-e-s choisissent de collecter la prestation sans chercher d’emploi préalablement.

« Je connais beaucoup d’étudiantes et d’étudiants qui ont déjà envoyé leur CV au gouvernement du Québec afin de s’impliquer dans les secteurs de la santé et de l’agriculture ». Cependant, la proposition permettrait de préserver, dans une certaine mesure, les finances publiques alors que la PCUE coutera plus de 9 milliards de $ aux contribuables.

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