30.10.2020
Nouvelle de 18 h La campagne-photo «du sourire» rapporte plus que prévu

La campagne-photo «du sourire» rapporte plus que prévu

Les photographes ayant mené la campagne spéciale « Montre-moi ton sourire » ont recueilli 2 500 $ pour le comptoir alimentaire Moisson Rimouski-Neigette sur un objectif de 1 000 $.

Réalisant l’ampleur des impacts sociaux et financiers de la crise sanitaire actuelle sur les différents organismes de la région, dont Moisson Rimouski-Neigette, les trois photographes rimouskois, Laurie-Edwidge Cardinal, Véronique Verret et Iften Redjah, ont souhaité faire quelque chose pour leur communauté.

Avec le dessin réalisé par l’artiste en arts visuels et professeure en Arts Plastiques au Cégep de Matane, Nadine Rouleau, le trio a pu photographier une centaine de familles, à plus de deux mètres de leur maison. « Nous avons pu reconnecter avec le plaisir de prendre des photos et d’immortaliser ces sourires, malgré la pandémie actuelle tout en se liant à une cause qui les tiennent à cœur », expliquent-ils.

Laurie Cardinal d’Incontournable productions s’est principalement occupée de la gestion des dons des participants, tout en croquant le portrait de quelques familles. Avec son énergie débordante d’énergie, Véronique Verret a fait le portrait de petites familles.

 Iften Redjah, accompagné de son fils apprenti-photographe de 6 ans, a su aussi rendre le sourire aux familles dans son objectif. 

« Réaliser ce projet a aussi été l’occasion pour chacun de connaître chacun d’entre nous tout en allant au-delà du fait que nous sommes des concurrents et de pouvoir ainsi nous impliquer dans notre communauté », ajoutent-ils.

Un remerciement spécial est adressé aux 100 participants ayant pris le temps de sourire devant la caméra.

Réactions

Le journal le soir a recueilli les témoignages des participants à ce projet.

Nadine Rouleau (dessinatrice): « J’ai été très touchée et très heureuse d’avoir été sollicitée pour réaliser une illustration afin d’impliquer directement les enfants dans ce projet photographique. Les photographes impliqués ont démontré beaucoup de créativité et d’empathie non seulement en réalisant les photographies en situation de pandémie, mais aussi en récoltant un montant d’argent fort intéressant pour venir en aide aux familles plus démunies, via l’organisme Moisson-Rimouski-Neigette. Je suis très fière des photographes, et de ce beau projet! »

Remise du chèque à Louis Vézina de Moisson, en respectant les consignes sanitaires. (Photo: courtoisie, Elias-Anthony Redjah))


Laurie Cardinal : « Ce projet a montré qu’en temps de crise sanitaire, à l’échelle du Québec, on peut tout de même se mettre en équipe. Au-delà du fait qu’on est du même domaine, donc des concurrents dans une certaine mesure, et qu’on peut aller là où on le souhaite et ce pour le bien commun. Quand la COVID-19 est arrivée, j’ai eu peur de ne plus jamais immortaliser les sourires des gens, d’être en contact avec eux. Mais l’humain, dans toute sa merveilleuse façon de s’adapter, est capable de se revirer sur un 2 cennes et de trouver des solutions. On le voit autant dans le domaine de la photographie, que de la science et même à l’échelle bas-laurentienne avec toutes les entreprises comme la Distillerie du Saint-Laurent qui a adapté son entreprise pour fabriquer un désinfectant ou toutes les épiceries qui ont su s’adapter en ajoutant des mesures physiques comme le plexiglass. Bref, j’en conviens, que ce n’est pas facile pour tout le monde, mais la COVID-19, est pour moi, un tremplin de création de nouvelles idées et solutions pour l’avenir. »

Iften Redja, Laurie Cardinal et Véronique Verret. (Photos: archives)


 Véronique Verret :
« De mon côté, je suis vraiment contente d’avoir participer avec d’autres photographes du coin, ils sont superbes. J’ai aussi été merveilleusement surprise de voir la population vouloir contribuer à sa façon en temps de pandémie ! Situation aucunement facile pour personne, mais ensemble on a pu faire un petit quelque chose pour aider. Parce que pour ma part, aider c’est tellement … WOW !
Je n’ai pas vraiment les bons mots pour décrire le tout, mais c’était pour moi un défi de me dire go, faut participer, faut aider, faut trouver une solution pour apporter notre contribution. Ici aussi, quelques fois, je devais amener mes enfants avec moi en voiture, et eux me demandaient « mais pourquoi tu fais ça maman? » Et leur expliquer que je suis capable de leur mettre de la nourriture sur la table chaque soir mais que d’autres non pas la même chance, et que maman n’est pas docteur, ni infirmière, mais que maman veut aider à sa façon. »
Iften Redjah :
« Pour ma part, c’était une belle expérience sociale, de renouer avec les gens malgré les circonstances. J’en ai également profité pour passer de beaux moments et partager ma passion avec mon garçon de 6 ans qui m’a suivi avec son appareil photo et qui photographiait aussi les clients. Très rapidement, mes « clients » exigeaient presque qu’il soit présent. J’ai été touché de voir à quel point les gens l’ont accepté et ont compris l’importance et la beauté de ces moments que je partageais avec lui. Merci à tous. »

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