27.09.2020
Actualités Santé Le PQ veut améliorer les conditions des préposés aux bénéficiaires

Le PQ veut améliorer les conditions des préposés aux bénéficiaires

Le Parti Québécois, dont le député de Rimouski Harold LeBel, porte-parole en matière de services sociaux et pour les aînés, demande au gouvernement du Québec un décret pour améliorer les conditions des préposés à domicile.

La formation politique accueille favorablement la nouvelle position du gouvernement en faveur des soins à domicile. Cependant, elle souligne que pour que ça fonctionne, les travailleurs du secteur, notamment ceux du privé, doivent jouir d’une reconnaissance accrue.

Le Parti Québécois réclame depuis des années qu’on mette l’accent sur les soins à domicile, une façon plus humaine et moins coûteuse de prendre soin des gens. Or, mercredi dernier en commission virtuelle, la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, a déclaré qu’elle soutenait l’idée.

« C’est en effet primordial, puisque 80 % des services à domicile sont fournis par des préposés issus du privé. « À l’heure actuelle, dans le public, le taux horaire se situe entre 21 et 25 $. Mais les préposés du privé gagnent autour de 14, 15 $ de l’heure. Il est urgent que le gouvernement adopte un décret permettant de hausser ce salaire », a poursuivi Harold LeBel, réitérant les propos qu’il adressait, le 24 avril dernier, au ministre du travail, Jean Boulet, en commission virtuelle.

Longue attente

D’ailleurs, le 28 avril, la même demande a été faite au ministre par le Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES) et le Réseau de coopération des entreprises d’économie sociale d’aide à domicile (EÉSAD). Depuis, malgré l’urgence, ces groupes, bien d’autres et, surtout, les préposés sont dans l’attente.

« À en croire les derniers échanges, les négociations dans le secteur public vont certainement permettre la bonification des salaires des préposés de 12 %. En comparaison, on n’offre que des primes temporaires de 8 % à ceux du privé. Alors, on a un double problème : d’une part, on manque de main-d’œuvre, parce que les préposés sont tentés d’aller travailler en CHSLD, et, d’autre part, il va être de plus en plus difficile de recruter », a pour sa part prévenu le député de Bonaventure, Sylvain Roy.

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