27.10.2020
Nouvelle de 18 h Les organismes communautaires ont un allié en Pascal Bérubé

Les organismes communautaires ont un allié en Pascal Bérubé

Le partage d’une somme d’urgence de 504 000 $, jugée insuffisante, n’est pas encore établi

Les organismes communautaires du Bas-Saint-Laurent ont obtenu un financement d’urgence du gouvernement du Québec pour contrer les effets de la COVID-19, mais cette aide semble insuffisante.

La moitié des 70 M$ annoncés cette semaine iront cependant dans la région de Montréal et selon la directrice générale d’un organisme communautaire bien en vue, la Ressource d’aide aux personnes handicapées du Bas-Saint-Laurent, Thérèse Sirois, c’est une somme de 503 990 $ qui revient à la région. « Nous ne connaissons pas encore la manière dont cette somme sera partagée. C’est la direction du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent qui décidera de sa répartition selon certains critères », explique-t-elle.

Manque à gagner de 50 000 $

À titre d’exemple, la Ressource enregistre jusqu’à maintenant des pertes d’environ 50 000 $ en raison du report ou du changement de formule de certaines activités de financement attribuables à la crise du coronavirus.

« Il y a plus de 100 organismes communautaires dans la région. C’est certain que nous sommes affectés. Notre souper de crabe a dû être annulé et nous sommes dans l’incertitude quant à notre télé-radiothon et quant à notre campagne de financement qui s’en viennent à l’automne. C’est tout à fait préoccupant. C’est certain qu’on est quand même content de cette aide. Heureusement qu’il y a eu d’autres mesures comme les prestations salariales, sinon, on aurait dû, déjà, mettre la clé sous la porte. Il nous aurait été impossible de continuer à desservir notre clientèle », ajoute madame Sirois.

Se concentrer sur l’essentiel

De plus, les organismes communautaires de la région font valoir qu’ils aimeraient obtenir de l’aide récurrente pour pouvoir se concentrer sur les services, au lieu d’organiser des activités de financement.

Le député de Matane-Matapédia et chef intérimaire du Parti Québécois, Pascal Bérubé, salue le travail des organismes communautaires de la région et les appuie dans leurs revendications.

« Avant même la pandémie, il y avait un enjeu de financement pour bien desservir la population et c’est devenu encore plus aigu pendant la pandémie. Une demande a été faite par nos organismes. Je crois que ce serait de l’argent bien investi, car notre priorité, comme société, ce devrait être de s’occuper des gens les plus vulnérables. Mon dernier emploi avant de devenir député était au sein d’une table de concertation de lutte à la pauvreté et à l’exclusion, alors ils ont un allié avec moi, sans hésitation », affirme Pascal Bérubé.

Besoins importants

« Le financement est insuffisant et les besoins sont importants. Posons-nous la question : s’il n’y avait pas nos organismes communautaires, qui est-ce qui s’occuperait des ces clientèles? Le réseau de la santé? Je crois que non, alors c’est toujours de l’argent bien investi. Ça devrait même être une priorité. Je connais les clientèles desservies par le secteur communautaire et ce sont des gens que je traite en priorité dans mes bureaux de comté », conclut-il.

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