18.09.2020
Divertissement Culture Les finalistes du premier Prix Andrée-et-Richard-Lévesque sont dévoilés

Les finalistes du premier Prix Andrée-et-Richard-Lévesque sont dévoilés

La Société d’histoire et de généalogie de Rivière-du-Loup et Culture Bas-Saint-Laurent (CBSL) annoncent les finalistes de la toute première présentation du Prix Andrée-et-Richard-Levesque.

Ce sont Richard Saindon (littérature, MRC de Rimouski-Neigette), Nicolas Paquet (cinéma, MRC de Kamouraska) et Sophie Poulin de Courval (musique, MRC de Kamouraska).

Le nom du ou de la lauréate sera dévoilé le 2 octobre prochain lors de la remise de prix virtuelle qui suivra l’assemblée générale annuelle de Culture Bas-Saint-Laurent. Le prix Andrée-et-Richard-Levesque a été créé grâce à un important don offert par le couple dont le prix porte le nom.

L’un des critères importants d’admissibilité de l’œuvre proposée en arts, lettres ou sciences humaines, est la mise en valeur du territoire du KRTB, notamment par des personnages, des éléments géographiques spécifiques, l’expression d’un patrimoine culturel ou historique.

Première

Ce prix, attribué pour la première fois cette année et dorénavant offert tous les deux ans, est doté d’une bourse de 5 000$ pour la personne lauréate et d’une reconnaissance de 500$ pour chacun.e des deux finalistes.

Culture Bas-Saint-Laurent offrira cette année au lauréat, une œuvre originale de l’artiste Ito Laïla Le François. Le jury a été orchestré par la Société d’histoire et de généalogie de Rivière-du-Loup et était composé d’artistes professionnels de la région.

 Les finalistes du Prix :

 Richard Saindon a été journaliste de 1976 à 2012 à la radio et à la télévision de la station CJBR de Radio-Canada au Bas-Saint-Laurent. Diplômé en histoire de l’Université du Québec à Rimouski, il a publié, seul ou en collaboration, quatre livres sur l’histoire de Rimouski et de sa région. Il a aussi mené une carrière de chroniqueur en tourisme et près de 1 000 de ses articles ont été publiés dans différents médias écrits du Québec.

C’est son livre « Chroniques du Bas-Saint-Laurent », publié chez Septentrion en 2017, qui lui a valu d’être nommé finaliste pour le Prix Andrée et Richard Levesque.

L’ouvrage recense plus de 6 000 événements survenus dans le Bas-Saint-Laurent depuis le 29 août 1535, date à laquelle Jacques Cartier s’arrête au Bic qu’il nomme Havre aux îlots Saint-Jean. Nicolas Paquet Nicolas Paquet est originaire de la Ville de Québec et établi depuis longtemps au Bas-Saint-Laurent à Saint-Alexandre-de-Kamouraska.

Notons que Richard Saindon est aussi chroniqueur au journal le soir.

Sophie Poulin de Courval

Reconnue pour l’originalité de ses projets et son dynamisme, Sophie Poulin de Courval collabore avec de nombreux artistes et musiciens. Formée au sein des Conservatoires de Québec et de Rimouski, elle a été boursière du Conseil des arts et de la culture, du Fonds jeunesse des Caisses Desjardins et plusieurs fois du Fonds des artistes et artisans de la MRC de Kamouraska.

Elle est titulaire de la classe de saxophone de l’École de musique Alain-Caron depuis 1995 et assume différentes tâches en enseignement et en organisation d’événements. Sa discographie comprend quatre disques et quatre vidéoclips réalisés en collaboration avec l’organiste Jacques Boucher.

Son œuvre « Péchés pardonnés », qui lui vaut aujourd’hui d’être finaliste pour le Prix Andrée-et-Richard-Levesque, est une suite de sept courtes pièces pour saxophone et orgue fondée sur les sept péchés capitaux. Cette composition s’écoute à l’aide d’un lecteur CD et un casque d’écoute, installés, à l’été 2019, dans un confessionnal de l’église de Saint-Joseph-de-Kamouraska.

Nicolas Paquet

 Nicolas Paquet est originaire de la Ville de Québec et établi depuis longtemps au Bas-Saint-Laurent, à Saint-Alexandre-de-Kamouraska. Il a complété des études de maîtrise en philosophie politique à l’Université du Québec à Montréal. Cinéaste indépendant, il met en image ses réflexions et questionnements sur la communauté, le territoire rural, la perte et l’injustice, des réalités fondées sur une recherche de sincérité.

Son premier long métrage documentaire, « La règle d’or », a été réalisé en 2011. En 2017, il lance « Esprit de cantine », sélectionné notamment aux Rencontres internationales du documentaire. C’est cette œuvre, tournée dans son village d’adoption, qui lui a valu d’être nommé finaliste pour le Prix Andrée-et-Richard-Levesque. En 2018, il a mérité le Prix du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) à titre de créateur de l’année.

À propos du Prix Andrée et Richard Levesque

Le prix Andrée-et-Richard-Levesque a été créé grâce à un don offert par un couple à la Société d’Histoire et de Généalogie de Rivière-du-Loup. Les mécènes ont donné le produit de la vente de leur maison, soit une somme d’environ 200 000$.

Andrée Côté (Soins infirmiers) et Richard Levesque (Littérature puis Arts et Lettres) ont enseigné tous les deux au Cégep de Rivière-du-Loup pendant trois décennies. Parallèlement à leur carrière d’enseignants, tous les deux ont été des acteurs importants de la vie culturelle, elle comme artiste-peintre, lui comme écrivain, éditeur et conférencier.

Relève artistique

Culture Bas-Saint-Laurent (CBSL) confirme par ailleurs l’identité des finalistes du Prix à la relève artistique du Bas-Saint-Laurent 2020. Ce sont Wina Forget (théâtre, MRC des Basques), Mathieu Savoie (arts visuels, MRC de La Matanie) et Geneviève Thibault (arts visuels, MRC de La Matanie).

Le nom du ou de la lauréate sera dévoilé le 2 octobre prochain lors de la remise de prix virtuelle qui suivra l’assemblée générale annuelle de Culture Bas-Saint-Laurent. Depuis 2003, Culture Bas-Saint-Laurent décerne chaque année le Prix à la relève artistique du Bas-Saint-Laurent.

Ce Prix vise à maintenir la vitalité artistique et dynamiser la vie culturelle régionale, soutenir la création artistique des artistes de la relève, favoriser leur reconnaissance et contribuer à leur promotion. Il est assorti d’une bourse de 2 000 $ offerte conjointement par les Cégeps de Rivière-du-Loup, Rimouski, Matane et La Pocatière. De plus, CBSL offrira au ou à la lauréate une œuvre originale de l’artiste Ito Laïla Le François.

Les finalistes du Prix à la relève artistique du Bas-Saint-Laurent 2020 :

Wina Forget

Artiste multidisciplinaire qui s’est établie dans le Bas-Saint-Laurent, Wina Forget termine une maîtrise en théâtre à l’UQÀM. Elle développe une esthétique théâtrale au féminin inspirée du mouvement somatique et des sciences sociales.

Elle a écrit et mis en scène la satire politique Projet trolls : Apocalypse 2.0, présentée au Festival Fringe de Montréal en 2018. Elle a également mis en scène la pièce Sous l’eau douce au Théâtre du Bic en 2020 et a présenté la performance Sous éclats bleu-mer au quai de Trois-Pistoles à l’été 2020.

D’autres créations attendent impatiemment l’après-pandémie pour être présentées au public. En plus de sa pratique artistique, Madame Forget est également la fondatrice et directrice artistique de la compagnie théâtrale de Trois-Pistoles le Théâtre des petits paradigmes poreux. À temps perdu elle cultive son autonomie alimentaire, son amour des fleurs et des Jardins.

Mathieu Savoie

Mathieu Savoie est originaire de la Baie-des-Chaleurs mais réside actuellement au Bas-Saint-Laurent. Sa pratique touche aussi bien la photographie que la vidéo. Depuis la fin de ses études, son travail a fait l’objet de plusieurs expositions individuelles et collectives. Son approche artistique est portée sur l’observation des comportements humains, sur la recherche identitaire, les caractéristiques complexes et énigmatiques et les singularités du quotidien dans lesquelles nous cohabitons.

L’artiste vise à partager ses interrogations sur notre époque et sur les enjeux qui la façonnent. Lauréat du Prix Ensemble contre l’intimidation décerné par le premier ministre du Québec en 2015, Mathieu Savoie est un artiste-médiateur très actif dans sa communauté. Par l’entremise de ses actions et de leurs thématiques sociologiques, il engage les discussions et la prise de conscience. Parallèlement à sa carrière artistique, il est travailleur culturel depuis plusieurs années dans un centre d’artistes.

Geneviève Thibault

Geneviève Thibault a d’abord œuvré dans le domaine du tourisme avant d’étudier la photographie. Elle a obtenu un baccalauréat multidisciplinaire et débute cette année une Maîtrise en pratique des arts. Elle est boursière de l’Entente de partenariat territoriale en lien avec la collectivité du Bas-Saint-Laurent et lauréate 2019 du Prix international des Nouvelles Écritures (Freelens, France). Ses travaux photographiques ont été publiés et diffusés au Québec, en Ontario et en Europe.

Son récent livre photographique Blanc, publié en février 2020 par les Éditions Cayenne, raconte en images la vie quotidienne des Ursulines de Québec. Depuis l’automne 2019, elle enseigne la photographie au Cégep de Matane. Avec une approche ethnologie, Geneviève Thibault aborde les thèmes des rencontres, de la vie quotidienne, de la culture matérielle et des manières d’habiter.

 Elle questionne avant tout l’objet : celui qu’on affectionne et qui porte en lui des récits, celui qui lui sert d’intermédiaire pour tisser des liens, mais aussi celui qu’elle crée.

Prix du CALQ

On a aussi dévoilé l’identité les finalistes du Prix du CALQ – Artiste de l’année 2020. Ce sont Soraïda Caron (Danse – MRC des Basques), Cédric Landry (Théâtre– MRC de Rimouski-Neigette) et Laurence Veilleux (Poésie – MRC de Rimouski-Neigette).

Depuis 2002, Culture Bas-Saint-Laurent organise chaque année la cérémonie de remise du Prix du CALQ – Artiste de l’année. Ce prix vise à reconnaître un.e artiste ou un.e écrivain.e qui se démarque par le dynamisme de son parcours et l’excellence de ses réalisations récentes. Le prix est assorti cette année d’un montant de 10 000 $, soit le double du montant qui prévalait auparavant. Cette hausse reflète la volonté du Conseil d’offrir un soutien tangible à la carrière de ceux et celles qui contribuent de manière exceptionnelle à la vitalité culturelle de leur région, par leur travail et leur talent.

Soraïda Caron

Diplômée d’un baccalauréat en danse contemporaine – profil interprétation à l’Université du Québec à Montréal, Soraïda Caron fonde à Trois-Pistoles en 2015 la compagnie Mars elle danse. Directrice générale, artistique et chorégraphe, elle crée : « Bigoudis, flanelle et moto » (2015), « Vodkarl » (2016), « Patrice dans Gisèl » (2017) et « Belles Bêtes » (2019) qui sera en tournée dans l’Est-du-Québec à l’automne 2021.

Madame Caron œuvre dans la région comme enseignante, interprète et chorégraphe depuis 12 ans. Depuis 2018, elle organise à Trois-Pistoles l’évènement le Marathon de la création qui offre des résidences de création à des artistes professionnel.elles de toutes les disciplines.

Boursière du CALQ dans le cadre de l’Entente de partenariat territorial en lien avec la collectivité du Bas-Saint-Laurent, elle travaille présentement sur sa nouvelle création « Élégante Chair », en collaboration avec l’artiste Ito Laïla Le François. L’œuvre sera présentée au Centre d’art de Kamouraska en mars 2021.

Les gagnants seront aussi dévoilés le 2 octobre.

Soraïda Caron (Photo: courtoisie)

Cédric Landry

Cédric Landry est un homme de théâtre et un conteur originaire des Îles de la Madeleine. Il réside toutefois au Bas-Saint-Laurent depuis de nombreuses années. Créateur insatiable, il a le don de raconter des histoires qui font rire et réfléchir et n’a pas peur de se mettre au service de l’histoire qu’il souhaite raconter. Son premier spectacle de conte, Sur la piste à Avila, est récipiendaire du Prix Contact Ontarois et du Prix Radarts/Rideau.

Il a été présenté plus d’une centaine de fois sur la scène nationale et internationale. Son nouveau spectacle de conte, « La light du borgot », a été sélectionné à Contact Ontarois 2020 et prendra la route très bientôt. Cédric Landry est également l’auteur de plusieurs pièces de théâtre publiées chez Dramaturges Éditeurs dont « Pierre-Luc à Isaac à Jos », qui a été nominé pour le Prix Michel-Tremblay pour le meilleur texte dramatique.

Monsieur Landry a aussi réalisé la série documentaire « Capitaines des hauts-fonds » diffusée à Ici Explora, Ici Radio-Canada et TV5 monde.

Cédric Landry (Photo: courtoisie)

Laurence Veilleux

Native de la Beauce, mais établie au Bas-Saint-Laurent depuis 2011, Laurence Veilleux est une jeune auteure prolifique. Elle a déjà publié trois recueils de poésie : « Chasse aux corneilles » (2014), « Amélia » (2016) (finaliste au prix Émile-Nelligan 2016 et lauréat du prix Félix-Leclerc 2017) et « Elle des chambres » (Prix Émile-Nelligan en 2019 et Prix CoPo des lycéens en 2019).

Tous ces ouvrages sont parus aux éditions Poètes de brousse. Ses publications ainsi que son parcours artistique lui ont valu diverses récompenses. On retrouve ses textes dans différents collectifs littéraires édités au Québec ainsi que dans diverses revues de création littéraire, au Québec et en Californie. Ses livres sont mis à l’étude dans les milieux collégiaux et universitaires de diverses provinces au Canada. Elle a été rédactrice adjointe du cahier Champ libre du journal indépendant Le Mouton Noir et est actuellement libraire à Rimouski.

Laurence Veilleux (Photo: courtoisie)

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