26.11.2020
Actualités Santé L’organisme Les Accordailles prend un virage régionaliste

L’organisme Les Accordailles prend un virage régionaliste

Alors que Montréal et le reste du Québec, n’ont jamais paru aussi éloignés, l’organisme du plateau Mont-Royal, Les Accordailles, tend la main aux aînés des régions.

C’est par le projet CoopéRégions, que l’organisme de 40 ans d’existence veut aller rejoindre les 50 ans et plus venant dans la métropole pour des soins médicaux. Que ce soit pour leur trouver un hébergement ou les accompagner tout au long de leur séjour.

« Il n’y a pas de statistiques officielles, mais c’est effarant le nombre de personnes trouvant trop compliqué de venir seules à Montréal pour des traitements ou un rendez-vous et qui préfèrent laisser tomber et ne pas se faire soigner », relate le chargé de projet, Éric Côté, un Rimouskois d’origine.

Première année

Entamé en avril 2019, le projet CoopéRégions, s’est concentré sur l’Abitibi-Témiscamingue pour sa première année d’existence. La tâche fut des plus difficiles, l’organisme réalisant qu’il était très ardu d’offrir un nouveau service dans un lieu où ils étaient totalement inconnus.

Avant d’obtenir la confiance du réseau de la santé, ainsi que des citoyens, le projet financé par la Fondation Joly-Messier, a dû réaliser une campagne de séduction. Entrevues dans les journaux, à la radio et télévision, visite des principales villes de la région Zéro 8, petit à petit, les noms des Accordailles et de CoopéRégions sont devenus familiers aux oreilles des Abitibiens.

Une citoyenne abitibienne, Francis Yergeau, d’Amos, témoigne : « Je n’avais pratiquement jamais mis les pieds à Montréal avant qu’on ne me découvre un cancer. Pour moi, les hôpitaux de là-bas représentaient un véritable casse-tête. Ça m’a rassurée énormément d’avoir un accompagnateur à tous mes rendez-vous. »

Et puis vint la Covid-19

C’est avec une belle confiance que devait s’amorcer l’an 2, le but étant maintenant d’élargir le service ailleurs dans la Belle Province.

« Nous avions des demandes ailleurs qu’en Abitibi-Témiscamingue et étions vraiment heureux de pouvoir enfin y répondre », relate Monsieur Côté.

L’intérêt était fort en Outaouais, ainsi qu’en Montérégie. Grâce à Internet, des ressources du Bas-St-Laurent-Gaspésie et la Côte-Nord avaient entendu parler des Accordailles et voulaient avoir plus d’informations afin de pouvoir être également desservies.

Offre nécessaire

« Effectivement, ces régions étant plus près des hôpitaux de Québec, les gens y sont pour la plupart du temps référés. Cependant, il existe certaines spécialités que l’on retrouve uniquement à Montréal, ce qui fait que notre offre devient nécessaire même à plus de 500 kilomètres de nos bureaux.”, affirme la Directrice des Accordailles, Julie-Anne Fortin.

Par contre, comme bien des initiatives, partout sur le reste de la planète, la COVID-19, est venue complètement mettre un frein aux espoirs de Coopérégions.

« Ça devenait quasi impossible de lancer une ressource, quand il n’y avait pratiquement plus de rendez-vous médicaux et que les déplacements entre les régions devenaient à éviter, voir même proscrits », raconte monsieur Côté. Ce qui a eu pour cause que CoopéRégions a été mis sur la glace jusqu’à l’été.

Enfin une expansion à travers le Québec

Depuis le début de l’automne, même si la situation est encore périlleuse due à la COVID-19, on peut dire qu’avec six mois de retard, la deuxième année de CoopéRégions est bien entamée.

« Les rendez-vous ont repris et nous avons maintenant des appels d’un peu partout à travers la province », se réjouit le chargé de projet.

Les Accordailles ont la chance de pouvoir compter sur l’aide des différentes associations québécoises de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées pour faire la promotion de CoopéRégions dans leurs territoires respectifs.

Coup de pouce incroyable pour l’organisme Montréalais, qui n’a pas les ressources nécessaires pour être présent sur le terrain des 16 autres régions administratives du Québec. La Fondation Joly-Messier, devrait, en principe, financer le projet jusqu’en avril 2022.

« Ce sera mon travail, par la suite, de faire que CoopéRégions devienne autonome et soit désormais inclus dans la mission globale de notre organisme », de conclure, la directrice, Julie-Anne Fortin.

Infos disponibles à https://accordailles.org/

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