23.11.2020
Nouvelle de 19 h La pandémie a affecté la situation financière de 39% des gens

La pandémie a affecté la situation financière de 39% des gens

Selon un récent sondage de BDO, 39% des gens estiment que leur situation financière s’est détériorée en raison de la pandémie de la COVID-19 tandis que seulement 18 % déclarent une amélioration de leur situation.

Toujours selon l’exercice de BDO, la pandémie a creusé un écart dans le domaine de l’accessibilité financière. Il y a une nette intensification des disparités économiques à travers le pays. Les répondants dont la situation s’est détériorée sont presque quatre fois plus nombreux à affirmer que leur endettement est écrasant en raison de la pandémie de COVID-19 (46 %, contre 12 % dont la situation s’est améliorée.

« Ce n’est jamais trop tard de vouloir mieux gérer ses dettes, de prendre une approche plus proactive envers son argent. Commencez par identifier vos objectifs financiers à court et à moyen terme et à prévoir de potentielles difficultés. Si vous pensez devoir vous endetter davantage pour tenir le coup, parlez-en avec un professionnel », indique la vice-présidente et directrice principale et Syndic autorisé en insolvabilité chez BDO Solutions à l’endettement à Rimouski, Louise Gagnon.

Pour les répondants qui ont des dettes (64%), le type d’endettement le plus courant est toujours les dettes de cartes de crédit (58%), suivies par les prêts hypothécaires (49%) et les prêts auto (38%).

Plusieurs options sont possibles

Mme Gagnon précise que la première rencontre est gratuite pour guider les gens. « Il y a plein de possibilités que les gens ne connaissent pas nécessairement. La faillite n’est pas toujours la meilleure option. Ça dépend de la situation de chacun. Il peut arriver qu’un prêt de consolidation soit possible. Dans ce cas, on regroupe les paiements en un seul paiement mensuel représentant un pourcentage des dettes qu’on propose aux créanciers. Si la faillite s’avère la meilleure option, ce n’est pas automatique que la maison ou l’auto soient incluses dans la faillite. Souvent, les institutions financières vont accepter de laisser la maison aux propriétaires si l’hypothèque continue à être payée », explique Mme Gagnon.

Par vidéoconférence

Mme Gagnon indique qu’il est maintenant possible d’obtenir des services par vidéoconférence ou par téléphone. « Dans un petit milieu comme Rimouski, ça peut être gênant de se présenter dans le bureau d’un syndic », lance-t-elle.

Louise Gagnon gère une équipe de quatre personnes à Rimouski. « De mai à juillet, ce fut très tranquille, mais depuis le mois d’août nous avons beaucoup de demandes de rendez-vous. Les institutions financières ont recommencé à faire de la collection. Avant de retirer vos REER et ne pas régler la situation à long terme, allez consulter un spécialiste », ajoute-t-elle.

Pour discuter des stratégies de gestion de la dette et en apprendre plus sur les options qui sont disponibles, visitez le site bdodettes.ca.

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