23.11.2020
Nouvelle de 17 h 400 ménages de la région sont en attente

400 ménages de la région sont en attente

Les pressions sur Québec s’intensifient, en faveur du logement social et communautaire

Le Comité logement Rimouski-Neigette, Les Habitations Populaires de l’Est, des maires de la région et le député de Rimouski à l’Assemblée nationale, Harold Lebel, demandent au premier ministre Legault et à la ministre de l’Habitation, Andrée Laforest, de défendre le logement social et communautaire lors du prochain budget.

Alors que les besoins sont criants à travers le Bas-Saint-Laurent, le Comité logement Rimouski Neigette se dit déçu que Québec n’ait pas ajouté d’investissements dans le logement social, ni encore annoncé l’utilisation des sommes obtenues du fédéral, dans sa mise à jour économique de la semaine dernière.

« C’était le minimum » souligne Guy Labonté, coordonnateur du Comité logement.

De concert avec le Groupe de ressources techniques (GRT) Les Habitations Populaires de l’Est et les maires de Rimouski et de Saint-Eugène-de-Ladrière, il a porté aujourd’hui son message à Harold Lebel, aussi porte-parole en Habitation de la 2e opposition, le priant de demander au gouvernement de tenir sa promesse de réaliser les 12 500 unités déjà attribuées et d’annoncer une programmation pour répondre aux besoins exprimés par les communautés qui s’élèvent à 10 000 nouveaux logements.

Monsieur LeBel s’est engagé à transmettre ce message à qui de droit. « Je siège d’ailleurs à une commission parlementaire à ce sujet, alors c’est le bon moment », a précisé monsieur LeBel au journal le soir.

Les organismes de défense du droit au logement, les organismes de développement du logement social et communautaire que sont les GRT, les municipalités et les porteurs de projet rappellent que la ministre de l’Habitation, Andrée Laforest, affirmait en octobre que l’habitation était une priorité pour son gouvernement. Ces intervenants espéraient un message clair en ce sens dans la récente mise à jour économique.

Résolutions municipales

L’Association des Groupes de ressources techniques du Québec (AGRTQ) a réuni plus de 227 résolutions du monde municipal, représentant 45 % de la population québécoise, qui demandent à Québec d’augmenter le financement dédié à la réalisation des 10 000 nouveaux logements sociaux et communautaires dans le cadre du programme Accès-logis.

400 ménages en attente

Près de 400 ménages de la région sont en attente pour un logement public subventionné et désespèrent de devoir attendre des mois pour y avoir accès, en plus de tous ceux qui souhaiteraient vivre dans un logement coopératif ou sans but lucratif pour améliorer leurs conditions de vie. Cela illustre, selon le Comité logement l’insuffisance du filet social en matière de logement.

Effet multiplicateur

Nancy Belleau, du GRT, souligne que : « Pour chaque dollar investi dans le développement du logement social et communautaire par le biais du programme Accès-logis Québec,2,3 $ sont injectés dans l’économie québécoise. En plus de ne pas reconnaitre les besoins des dernières années par le manque flagrant d’investissement nécessaire, le gouvernement tarde à reconnaitre les besoins actuels en temps de pandémie. C’est épeurant! »

Guy Labonté rappelle qu’en absence d’alternatives, les locataires pauvres en recherche de logement se retrouvent dans une situation intenable.

Plus de 50% du revenu va au loyer pour 1 200 ménages

« Dans plusieurs secteurs, les ménages qui ont dû signer un bail récemment ont vu les loyers exploser », souligne-t-il. « Dans le Bas-Saint-Laurent, avant même la pandémie qui aura détérioré leur situation, plus de 4000 ménages locataires payaient plus de la norme de 30% de leurs revenus pour se loger, plus de 1200 y consacraient plus de la moitié, au détriment de leurs autres besoins essentiels », commente monsieur Labonté.

Selon le FRAPRU (Front d’action populaire pour le réaménagement urbain) et le Comité Logement Rimouski Neigette, il faut déjà prévoir au cours des cinq prochaines années un grand chantier de 50 000 logements sociaux au minimum.

Les organismes impliqués invitent par ailleurs la population à signer une pétition lancée hier par la Coalition Main rouge, demandant des investissements pour renforcer le filet social et permettre à la population d’être mieux protégée contre les crises, non seulement celle du logement, mais sanitaire, climatique et économique.

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