COVID-19 Le premier ministre promet au personnel de la santé d’améliorer son sort

Le premier ministre promet au personnel de la santé d’améliorer son sort

-Des vacances de Noël compliquées; -un vaccin pour bientôt?

Le premier ministre du Québec, François Legault, assure les employés du réseau de la santé qu’il se concentre à trouver des moyens d’améliorer leur sort, pendant qu’ils tiennent encore le fort dans le dernier droit de la pandémie.

« Je veux dire aux infirmières et au personnel du réseau de la santé que je suis très conscient que les neuf derniers mois ont été particulièrement difficiles pour le personnel et pour les infirmières, avec la COVID-19 et la surcharge de travail. On veut, dans les négociations actuelles, trouver tous les moyens possibles d’alléger la tâche de travail, entre autres des infirmières », lance monsieur Legault. Les propos de celui-ci sont en lien direct avec un reportage publié hier, dans nos pages.



Objectif numéro un

« C’est très clair, c’est même l’objectif numéro un de l’ensemble de la négociation avec les 500 000 employés de l’État. La priorité, c’est de trouver comment on va ajouter des infirmières. Il faut s’entendre sur le comment on va trouver des candidates infirmières. On aura beau afficher des postes, s’ils ne sont pas comblés, ça ne changera pas la situation. »


« On veut aussi ajouter des incitatifs, incluant les incitatifs financiers, pour que plus d’infirmières choisissent de travailler à temps plein. Actuellement, on travaille très fort à trouver des moyens pour alléger les tâches. Je pense que tous les Québécois se joignent à moi pour le dire encore, un énorme merci aux infirmières et à tout le personnel de la santé. C’est impressionnant de voir toute leur force et leur courage après neuf mois. Nous sommes avec vous », poursuit le premier ministre.

Aider ?



« Maintenant, si les Québécois veulent aider les infirmières, le bon moyen, c’est de travailler à réduire les risques d’attraper la COVID-19 et de se retrouver à l’hôpital. On a déjà assez de monde dans nos hôpitaux; on n’a pas de personnel en trop… il faut donc prendre toutes les mesures nécessaires pour enlever de la pression sur le réseau de la santé », plaide François Legault.

Régions vs villes


« On a une situation assez spéciale, actuellement. Contrairement à la première vague, les endroits où le virus est le plus présent, ce ne sont plus les grands centres, mais ce sont les régions et même, plus précisément, six régions et sous-régions où il y a des difficultés. Il y a le Saguenay-Lac-Saint-Jean (SLJ), où on a dû envoyer du personnel en provenance d’autres régions. Ça met de la pression sur les autres régions.»

« Il y a des efforts à faire et c’est la région où c’est le plus difficile. Je demande à tous les gens du Saguenay et du Lac-Saint-Jean : si vous êtes capables dans les prochaines semaines de demeurer à la maison, ça aiderait à réduire la pression », explique monsieur Legault.

« Il y a d’autres régions et sous-régions où il faut faire plus attention. En Estrie, Asbestos et Granite, il y a beaucoup de cas dans ces deux sous-régions. Il y a beaucoup de cas en Haute-Gaspésie; sur la Côte de Gaspé. Il continue à y avoir des problèmes à Joliette et Lanaudière Nord. On a aussi un problème à Matane, au Bas-Saint-Laurent, et à Sorel, en Montérégie. Ces six régions, ce sont les coins où je demande aux Québécois de prendre tous les moyens pour rester à la maison. C’est ce qu’il y a de plus important », assure le premier ministre.

Situation inverse là aussi

En ce qui concerne les résidences pour personnes âgées en général, le chef du gouvernement constate que ce n’est plus dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) que la propagation du coronavirus est un problème, mais dans les résidences pour personnes âgées autonomes (RPA), comme à Matane.

« Ce sont des personnes autonomes qui entrent et qui sortent du bâtiment. On le voit aujourd’hui : on a vraiment un problème là. On veut faire un autre appel spécial : à ceux qui habitent les RPA : quand vous recevez du monde dans votre logement, respectez les deux mètres de distance et portez le masque; si vous allez en visite, faites de même. Assurez vous aussi de porter le couvre-visage si vous faites des courses. Dans les régions que je viens de mentionner, c’est comme ça que ça a commencé; et ça s’étend », s’inquiète François Legault.

Vaccination

Le Québec se prépare à une campagne de vaccination, alors que les candidats vaccins se multiplient.

« Nous allons essayer de vacciner les gens le plus rapidement possible. On peut être optimiste. On met beaucoup de pression sur le gouvernement fédéral. On sait que dans certains endroits en Europe et aux États-Unis, on parle même de commencer à recevoir des vaccins avant Noel. Nous, on n’a pas de nouvelles du fédéral, qui discute avec six compagnies et on a très hâte de savoir la date où on va pouvoir commencer à vacciner », indique monsieur Legault.

« Ça va être comme une nouvelle vie qui commence avec cette vaccination. Mais ce n’est pas parce qu’on vaccin s’en vient qu’il faut baisser les bras. C’est un peu comme quand on va à la guerre : on ne veut pas être les derniers à mourir juste avant la fin. Il faut rester prudent. »

Contrat moral

Le premier ministre Legault a rappelé le contrat moral proposé la semaine dernière. Plutôt compliqué!

Si les choses ne se détériorent pas, on va pouvoir voir sa famille en étant jusqu’à 10 personnes les 24, 25, 26 ou 27 décembre, mais en échange, il faudrait prendre une semaine de quarantaine, avant, et une, après. La Santé publique impose que seulement deux des quatre jours disponibles soient utilisés : donc, une famille telle journée, une autre famille l’autre journée.

Ceux qui ne peuvent pas se mettre en quarantaine une semaine avant le souper de Noël, comme pour des raisons de travail, sont incités à reporter la visite. Tout comme ceux qui ont des symptômes de la COVID, évidemment. En cas de doute, consultez Info Covid Québec.


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