Nouvelle de 17 h La police y va progressivement sur les tickets

La police y va progressivement sur les tickets

150 constats d’infraction distribués hier soir

L’installation du couvre-feu dans les habitudes des Québécois n’a pas causé de vagues, hier soir, tout comme les policiers ont été davantage préventifs que coercitifs ces dernières semaines en matière d’infractions reliées à l’état d’urgence sanitaire.

Plusieurs manifestations ont toutefois eu lieu à une heure dépassant le couvre-feu samedi soir.



 « Des effectifs supplémentaires ont été déployés afin de faire respecter la Loi sur la santé publique. Les policiers étaient au fait qu’en guise de manifestation, des démonstrations du non-respect des nouvelles règles de la Santé publique s’organisaient. Au cours de la soirée et de la nuit, les policiers sont intervenus à une vingtaine d’endroits ciblés, dans différentes municipalités, en lien avec le non-respect des règles. À part quelques incidents, une excellente collaboration de la population a été remarquée. Des citoyens ont été interpellés sur l’ensemble du territoire et plus de 150 constats d’infractions pour non-respect du couvre-feu ont été signifiés », mentionne la SQ dans un communiqué.

Le corps policier rappelle que jusqu’au 8 février, ses agents vont demeurer présents afin d’intervenir auprès des citoyens qui ne respectent pas le couvre-feu entre 20 h et 5 h.


Présence policière

« Une présence accrue sera maintenue au cours des prochains jours afin de faire respecter les nouvelles règles. Des effectifs supplémentaires seront maintenus sur les quarts de travail ciblés par le couvre-feu. Les interventions des policiers visent à encourager les citoyens à se conformer aux décrets en vigueur et à prévenir les infractions à la Loi sur la Santé publique. S’ils le jugent nécessaire, les policiers donneront des constats d’infractions », indique-t-on également.
Des exceptions permettent de justifier une dérogation au couvre-feu, mais il est de la responsabilité des citoyens d’en faire la démonstration. L’amende est de 1 500 $.



(Photo SQ)

Félicitations

Le premier ministre François Legault a remercié publiquement les policiers pour leur collaboration et leur travail exemplaire dans l’application des mesures sanitaires additionnelles, dans le cadre de la crise du coronavirus.


Parmi celles-ci, un couvre-feu a été instauré à 20 h, à compter d’hier soir, faisant en sorte qu’on ne doit pas se trouver sur la voie publique sans raison valable. Aussi, le premier ministre a décrété une nouvelle période de confinement d’un mois.

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a souligné sur son compte Twitter la discipline dont les Québécois ont fait preuve en général. « Les Québécois ont respecté le couvre-feu, hier soir, pour casser la deuxième vague (de contagion). Je tiens à vous remercier pour votre solidarité. Nous le faisons pour nos travailleurs de la santé et pour protéger la vie de nos personnes vulnérables. Merci. »

Chiffres

Les policiers ont fait preuve de tolérance, mais seront de plus en plus sévères, nous a-t-on indiqué de source policière. Les billets d’infraction distribués hier soir par des corps de police municipaux l’ont été par dizaines. À Montréal, seulement 17 constats ont été émis.

Les statistiques de la Sûreté du Québec démontrent d’ailleurs qu’il y a eu jusqu’à 11 fois plus de billets de courtoisie d’avertissement que de constats d’infraction émis, dans la période allant du 21 décembre au 3 janvier dernier, mais que les dernières interventions ont été plus pointues que les précédentes.

Du 21 au 27 décembre, les policiers de la Sûreté du Québec ont émis 51 constats ou rapports d’infraction générale par rapport à 604 avertissements. Du 28 décembre 2020 au 3 janvier 2021, les policiers de la Sûreté du Québec ont émis 92 constats ou rapports d’infraction générale comparativement à 682 avertissements.

Des statistiques par régions seront rendues disponibles bientôt.

Bilan régional

D’autre part, au moment d’écrire ces lignes en fin d’après-midi, dimanche, aucun incident important d’ordre général n’est survenu au Bas-Saint-Laurent-Gaspésie depuis vendredi soir, selon les sergents Hélène Saint-Pierre et Louis-Philippe Bibeau.


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