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Québec veut atteindre le cap des 250 000 doses du vaccin en février

Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Christian Dubé, a fait le point sur la campagne de vaccination contre la COVID-19, en point de presse, à 13 h.



Il a annoncé que le gouvernement et la Santé publique ont pour objectif d’atteindre le cap des 250 000 doses distribuées en février et ont confiance à y arriver.

Il a confirmé que les données sur la vaccination seront dorénavant ajoutées à celle du bilan quotidien.

« Une première dose a été donnée à 8 339 personnes, hier, ce qui porte maintenant le total à 115 000 personnes qui ont été vaccinées jusqu’à maintenant. On a reçu 40 950 doses mardi; 5 850 de ces nouvelles doses, hier, ce qui fait qu’à date, nous avons reçu 162 000 doses depuis le début de la vaccination. On a pour objectif d’être à 250 000 doses en février. Les livraisons se font très bien. Plus de la moitié des résidents des CHSLD ont reçu une première dose du vaccin. »


Rondement

« On a maintenant écoulé toutes nos premières doses et nous recevons maintenant le vaccin de Pfizer reçu dans les derniers jours. Depuis plusieurs jours, la vaccination se déroule rondement. Cependant, ce n’est pas parce qu’on vaccine présentement, et je vais insister là-dessus qu’il faut relâcher nos bonnes habitudes de prévention et de contrôle des infections. Souvent, dans nos CHSLD où des vaccins ont été distribués, on sent un certain relâchement. On se sent immunisé, mais il faut rappeler que la vaccination, c’est une affaire de plus, mais on doit demeurer extrêmement vigilant », soutient monsieur Dubé.

Délai

« La Santé publique nous recommande que la seconde dose du vaccin à deux volets soit administrée entre 42 et 90 jours après la première dose. Dans le contexte où on doit composer avec peu de vaccins, on est engagé dans une course contre la montre. Notre stratégie est claire : on vise à vacciner le plus de personnes vulnérables possible pour sauver des vies et réduire la pression sur notre système de soins. Sauver des vies, c’est un impératif moral; réduire les hospitalisations, c’est une nécessité. Plus on aura de doses, plus on pourra réduire le délai entre la première et la seconde dose », a-t-il poursuivi.

« Au sujet des RPA (résidences privées autonomes pour personnes âgées), nous avons dû prendre des décisions crève-cœur et mettre en place des mesures supplémentaires, notamment dans les cafétérias. Ce n’a pas été de gaieté de cœur, mais on a fait ça pour protéger les résidents dans un milieu où il y a encore beaucoup d’éclosions. Il faut éviter que la transmission s’accentue. La bonne nouvelle, c’est qu’avec la recommandation qui a été faite par la Santé publique de reporter la deuxième dose jusqu’à 90 jours. Ça va nous permettre de vacciner les résidents des RPA plus rapidement parce qu’ils viendront après les employés de la santé et les CHSLD », précise le ministre.

Lumière

« D’ailleurs, les établissements qui sont en train de planifier la vaccination dans les RPA devraient commencer le 25 janvier. Je dis aux résidents des RPA que la lumière est au bout du tunnel. On fait tout ce qu’il faut pour vous permettre de  reprendre une vie normale le plus vite possible. »

Bilan sur les cas

Monsieur Dubé a tracé un portrait de la situation des cas de COVID-19 et des hospitalisations.

« Dans les derniers jours, le nombre de cas semble vouloir se stabiliser autour de 2 000 nouveaux cas par jour. Par contre, les hospitalisations sont toujours en hausse. La situation est encore très inquiétante, particulièrement au chapitre des hospitalisations. Les nouveaux cas se répercutent sur les hospitalisations dans les jours et semaines qui suivent. On voit encore un grand nombre de décès. Les 1 500 hospitalisations que nous avons aujourd’hui sont le résultat de la forte hausse de cas des dernières semaines. Les projections de limite de l’Institut national d’excellence en santé publique (INESPQ) montrent que la situation est très fragile dans nos hôpitaux. Le couvre-feu est justement pour freiner la hausse du nombre de cas et baisser la pression sur le réseau », affirme Christian Dubé.

Ne pas relâcher

« Ce n’est vraiment pas le temps de relâcher nos efforts. On a de bonnes nouvelles sur les cas, mais pas encore sur les hospitalisations et les décès. Ceux qui ne respectent pas les règles nuisent à l’ensemble du Québec. Les décisions qu’on prend aujourd’hui, individuellement, ont un impact collectif. Si on ne  réduit pas la contagion, le confinement risque de se prolonger et peut-être de se durcir. Au lieu de vous demander comment contourner les règles, demandez-vous plutôt comment vous y conformer. On doit jouer en équipe », a conclu le ministre Dubé.


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