Nouvelle de 18 h La rénovation du palais de justice commence à presser à Mont-Joli

La rénovation du palais de justice commence à presser à Mont-Joli

Le manque d'espace cause une cohabitation inquiétante entre citoyens et personnes judiciarisées

La Ville de Mont-Joli interpelle quatre ministères du gouvernement du Québec afin que des travaux majeurs soient réalisés au palais de justice de l’endroit, qui abrite aussi l’hôtel de ville.

Selon le maire, Martin Soucy, la somme des travaux à réaliser, déjà évalués à près de 4 M$, avoisine maintenant davantage les 8 M$, car des besoins importants en matière de sécurité ne sont pas considérés dans les dernières évaluations. La Ville est le propriétaire et locateur de l’immeuble et le gouvernement en est le locataire.



« Pour donner un exemple des problèmes en matière de sécurité, il est arrivé que des gardiens de prison refusent de faire une tâche et en appellent à leur syndicat. Aussi, on se retrouve dans une situation où des citoyens, des employés de l’hôtel de ville, des avocats ou des juges, côtoient des personnes judiciarisées. Ces dernières ont pour leur part besoin d’espaces privés pour s’adresser à leur avocat », mentionne monsieur Soucy.

La Ville de Mont-Joli est en attente d’une réponse du ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, mais interpelle aussi le ministère de la Sécurité publique, le ministère des Affaires municipales et le Conseil du trésor. Il faut rappeler qu’en plus des installations du ministère de la Justice et du bloc cellulaire, le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) est aussi situé dans le même bâtiment.


Martin Soucy (Photo: Ville de Mont-Joli)

« On leur dit de s’asseoir ensemble pour mieux déterminer les besoins. Au lieu de faire les travaux de quelque 4 M$ maintenant, on devrait inclure les travaux de sécurité pour éviter que ce ne soit à refaire dans trois ans et que ça ne coûte plus cher. Des incidents en sécurité, il y en a. En plus de gardiens qui ont refusé de travailler pour des raisons de sécurité, il y a eu un incident concernant le CAVAC. La semaine dernière, la direction du CAVAC a demandé d’être relocalisée, parce que des victimes ont croisé des suspects et se sont retrouvées dans une situation embarrassante, ce qu’on veut éviter », déplore monsieur Soucy.

Enveloppe importante



« Nous sommes en attente d’une décision depuis deux ans. On s’aperçoit que si l’on considère les besoins de l’un et les besoins de l’autre, le projet est rendu avec une enveloppe budgétaire très importante. Nous sommes prêts à exécuter les travaux et à renouveler le bail, qui sera ajusté en fonction des améliorations que nous apporterons. Tant qu’à mettre des investissements majeurs, ce qu’on propose au gouvernement du Québec, c’est d’utiliser le sous-sol au complet de l’hôtel de ville, de récupérer l’espace de l’ancienne caserne de pompiers et de faire une salle d’audience. De cette façon, tout le monde qui a un lien avec la justice serait au même niveau. Ce serait une solution plus durable et plus efficace », conclut monsieur Soucy à ce sujet.

Anniversaire du château Landry


Par ailleurs, ce 25 janvier marque le 10e anniversaire de la fondation des Amis du château Landry, un édifice de type néo reine Anne.

« Le château Landry est maintenant reconnu comme monument patrimonial. C’est un symbole de la ville de Mont-Joli. C’est devenu notre maison de la culture de la Mitis. Il loge le Carrefour de la littérature, des arts et de la culture (CLAC) de La Mitis. La Ville y présente des spectacles en période hors pandémie. Nous lui avons aussi trouvé récemment un nouvel usage. Dans le cadre d’une démarche avec la MRC de La Mitis (NDLR : Qui veut miser sur le concept de « workation » ou « travacances » pour attirer des visiteurs), le château Landry va devenir cette année un espace de travail collaboratif. La pérennité du château n’est pas remise en question », commente le maire Soucy.

Le château Landry (Photo: Ville de Mont-Joli)


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