Nouvelle de 17 h Le transport scolaire pourrait être amélioré pour préserver l’environnement

Le transport scolaire pourrait être amélioré pour préserver l’environnement

Les responsables des trajets de transport scolaire auraient intérêt à réviser les trajets des chauffeurs d’autobus pour réduire leur impact sur l’environnement.

C’est ce que croit un chauffeur d’autobus scolaire qui interpelle le journal le soir à ce sujet, mais qui souhaite demeurer anonyme. Son questionnement a été adressé au Centre scolaire de services scolaire des Phares, qui a fourni la réponse rapportée un peu plus bas dans ce texte.



« Comment ça se fait qu’on n’arrive pas à coordonner les journées pédagogiques entre les écoles pour que, mettons, l’ensemble des écoles secondaires soient fermées en même temps, ou pareil pour le primaire ?  Le résultat, c’est que, quoi qu’il arrive, l’ensemble des autobus sont dans le chemin, avec les conséquences financières et environnementales que cela implique. Exemple : vendredi dernier, l’école Paul-Hubert était en journée pédagogique, mais l’Aquarelle, qui, avec ses programmes particuliers, a des enfants sur presque tous les autobus qui sont sur le même circuit que Paul-Hubert, est ouverte », explique-t-il.

« Les autobus font leurs trajets quand même pour ramasser chacun un, deux ou trois enfants de l’Aquarelle. L’école Langevin est fermée aussi, mais pas l’école Saint-Jean (pourtant, c’est la même direction). Donc même chose, le trajet est fait pour la moitié des jeunes. Ce n’est pas très économique ni bon pour la planète. Un autobus, ce sont 30-40 litres aux 100 km. Ça ne serait pas possible de coordonner cela ? Pire, les transporteurs ne sont la plupart du temps pas mis au courant des écoles qui sont en pédagogique », poursuit notre interlocuteur.


« Me semble qu’il y aurait moyen d’optimiser ça un peu », tranche-t-il.

Réaction du CSS des Phares



La réaction du Centre de services scolaire des Phares nous est fournie par la Conseillère en communication de la direction générale, Zoé Ross-Lévesque. Il en ressort que le problème est complexe et difficile à régler.

« Il y a tellement d’éléments à prendre en considération! Tout d’abord, il faut savoir que les établissements scolaires ne sont pas dans l’obligation de s’arrimer concernant les journées pédagogiques », réagit madame Ross-Lévesque.


Calendrier

Celle-ci rappelle qu’on retrouve dans le calendrier scolaire: -12 journées pédagogiques régulières fixe pour tous; – quatre journées pédagogiques flottantes à la disposition des écoles et qui sont ajoutées en cours d’années; – 11 journées de congé commun au préscolaire; – trois jours prévus pour les intempéries;- trois journées pédagogiques additionnelles cette année en lien avec la pandémie afin de former les enseignants et membres du personnel.

« Il faut donc au final respecter les 180 jours prescrits par le ministère. Les transporteurs scolaires sont donc au courant de ces journées et du calendrier scolaire de chacune des écoles en lien avec son parcours. Tous ces aspects sont pris en considération lors de la négociation des contrats avec les transporteurs. Ce n’est dans l’objectif de personne de faire sortir les autobus pour rien », renchérit la conseillère en communication.

Plus grande latitude

« Nos établissements scolaires ont depuis les dernières années une plus grande latitude afin d’adapter leurs besoins dans leur milieu. La décentralisation des budgets permet une plus grande autonomie de nos établissements scolaires et du même coup ils peuvent plus facilement s’adapter en fonction des besoins de son milieu scolaire. Également, sans être parfait, nous voulons être le plus près possible des besoins de nos élèves et de nos enseignants dans chacune de nos écoles. Ces congés pédagogiques permettent entre autres de former notre personnel en éducation, d’avoir du temps pour les rencontres avec les parents et d’organiser des rencontres de collaborations et de concertation avec l’équipe-école et les intervenants du milieu scolaire. Ces journées permettent de répondre aux besoins de chacune de nos écoles », conclut madame Ross-Lévesque.


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