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Des élus de la région agissent pour améliorer la santé mentale en période de pandémie

En cette période de pandémie, les membres de la Table régionale des élu(e)s municipaux du Bas-Saint-Laurent (TREMBSL) sont particulièrement préoccupés par la qualité de vie et la santé globale de leurs concitoyens.

« Un confinement prolongé peut avoir des effets néfastes sur la santé mentale de la population, notamment chez les personnes déjà vulnérables. Ce mémoire, qui présente un portrait de la situation au Bas-Saint-Laurent et propose des pistes de solution, a été déposé au ministère de la Santé et des Services sociaux, jeudi », explique un communiqué de la Table.



« Depuis le début de la pandémie, les membres de la TREMBSL se sont réunis sur une base régulière avec les autorités de la Santé publique et les députés de la région pour assurer le suivi de la crise. La santé mentale de la population est constamment au cœur de nos préoccupations. Lorsque la Table a appris que le ministre Carmant lançait une consultation publique non partisane sur le sujet, nous avons tenu à y participer », déclare Michel Lagacé, préfet de la MRC de Rivière-du-Loup et président de la TREMBSL.

On conviendra que les mesures prises pour freiner la propagation du coronavirus ont un impact important sur la qualité de vie et la santé mentale des citoyens et citoyennes.


Hausse inquiétante

« Les enquêtes publiées par l’Institut national de Santé publique du Québec démontrent une hausse inquiétante du niveau de stress et d’anxiété dans la population en général. Imaginez maintenant les répercussions sur les personnes déjà vulnérables, comme celles confrontées à des problématiques de santé physique ou mentale, d’abus ou de violence domestique, de dépendance, de toxicomanie, d’isolement, de solitude ou une situation de pauvreté et d’exclusion sociale », explique Chantale Lavoie, préfète de La Matapédia et membre de la TREMBSL.



« Nous sommes heureux de constater que le gouvernement du Québec prend cette question très au sérieux et propose un plan d’action national interministériel. Nous tenons à apporter notre contribution à cet exercice qui déterminera la stratégie gouvernementale pour l’avenir », souligne-t-elle.

Traumatisme collectif


De son côté, Jean-Pierre Rioux, maire de Trois-Pistoles et membre de la Table, craint les impacts à long terme de ce qu’il qualifie de « traumatisme collectif ». « Les gens se sont retrouvés isolés, privés de leur réseau de soutien et d’entraide naturel. À cela s’ajoutent toute l’incertitude économique, la perte de repères. Ça va laisser des traces pour longtemps chez les personnes affectées », prévient-il.

« Nous en profitons pour saluer le travail colossal des intervenants en santé mentale, tant au sein du réseau de la santé que dans le réseau des organismes communautaires, qui déploient des trésors d’imagination pour soutenir notre population dans ce contexte particulièrement difficile », conclut Michel Lagacé.

Pour consulter le mémoire, suivez ce lien.


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