Nouvelle de 18 h La réouverture des bars corrigerait certaines injustices de la crise sanitaire

La réouverture des bars corrigerait certaines injustices de la crise sanitaire

La date du 1er avril est avancée pour la réouverture des bars qui ne servent pas d’aliments, une réouverture très attendue pour des tenanciers qui se disent traités injustement par le gouvernement du Québec, dans sa gestion de la crise sanitaire, et à plus d’un chapitre.

La venue du beau temps et le passage éventuel de la région Bas-Saint-Laurent au niveau d’alerte jaune quant à la propagation du virus, tant réclamé la semaine dernière, militent en faveur de cette réouverture prochaine.



C’est ce que constate notamment – et souhaite – le propriétaire du bar Le Campus de Rimouski, Luc Pichette, qui suit  de près l’évolution du dossier en entretenant notamment ses contacts avec la Corporation des bars, brasseries et tavernes du Québec, qui a avancé cette date du 1er avril en fin de semaine dernière.

Les resto-bars qui servent des aliments sont déjà rouverts, mais ceux qui proposent des spectacles musicaux et des jeux vidéo ne peuvent pas le faire depuis décembre dernier. Monsieur Pichette constate plusieurs injustices, après avoir pu opérer son établissement pendant seulement quatre mois depuis un an.


« Et même si je pouvais rouvrir à l’heure actuelle, ce ne serait pas rentable, car la clientèle qui utilise nos cinq machines de jeu vidéo représente 25 à 30% de nos revenus et ils sont interdits présentement. Pendant ce temps, il y a de la concurrence déloyale au Québec –et je ne parle pas de mes collègues de Rimouski – avec des établissements qui contournent l’esprit de la réglementation des resto-bars. Alors qu’ils devraient servir de la nourriture pour offrir une boisson, on offre parfois du popcorn ou des arachides en disant que ça fait le travail. On voit un peu de tout. Il y a tout un « free for all ». Et pendant ce temps, aussi, les régions voisines du Bas-Saint-Laurent vont pouvoir reprendre leurs activités le 26 mars, même avec des mesures strictes. Nous on est prêt », confie monsieur Pichette.

Bar le Campus; Luc Pichette
Luc Pichette, propriétaire du bar Le Campus. (Photo: courtoisie)

Désespoir



« On sent une vague de désespoir parmi nos membres. Ils ne voient pas quand ils vont pouvoir rouvrir. Financièrement, c’est de plus en plus difficile. On lance un appel au gouvernement pour regarder les possibilités qui s’offrent à nous dans notre situation. Début avril, ce serait parfait avec le beau temps, parce qu’on pourrait assez facilement appliquer les mesures que le gouvernement nous demande d’habitude », indique Renaud Poulin, le président de la Corporation.

« J’ai d’habitude une dizaine d’employés et je crains d’en perdre quelques-uns qui finiront pas devoir se trouver du travail ailleurs. Il y a cette pression-là aussi. De juillet à novembre, quand on a pu rouvrir, tout s’était bien passé et nos jeux vidéo étaient accessibles. On peut opérer dans les mêmes conditions sans problème et ce sera rentable pour nous. Le beau temps appelle les gens à sortir, le « timing » est bon pour ouvrir les terrasses. On vit d’espoir », ajoute monsieur Pichette, dont deux ou trois collègues sont dans la même situation à Rimouski.


Appuis

« Heureusement, nous avons des appuis dans nos démarches, dont ceux de la Chambre de commerce et de l’industrie de Rimouski-Neigette et du député de Rimouski à l’Assemblée nationale, Harold LeBel. J’ai aussi remarqué que la députée Mégane Perry-Melançon de Gaspé est intervenue à ce sujet pour défendre les bars où se produisent des chansonniers et des groupes. Il serait temps qu’on pense un peu à eux…. Et à nous ! », conclut Luc Pichette, qui se désolait cependant de la hausse du nombre de cas enregistrés au Bas-Saint-Laurent aujourd’hui, un élément qui pourrait venir perturber bien des plans.


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