Nouvelle de 18 h Problèmes avec les carrières : les villes se font toujours dire non

Problèmes avec les carrières : les villes se font toujours dire non

Avec le printemps reviennent inévitablement les travaux de voirie et la difficile cohabitation entre résidents et exploitants de carrières et producteurs de bitume.

Un problème récurrent à Rimouski, qui a refait surface lors de l’assemblée ordinaire du conseil municipal, présenté exceptionnellement un mardi, hier soir, avec la période de questions des citoyens. Un contribuable, François Thériault, a souligné ce qui suit à la Ville.



« Je suis résident de la rue des Peupliers depuis l’été dernier et j’ai constaté un important trafic lourd lié à l’exploitation de l’usine des Pavages Laurentiens. Non seulement des camions sortent de l’usine avec de l’asphalte, mais ils sont aussi nombreux sinon plus à faire des chargements de terre, roches et autres débris de béton et d’asphalte usagés sur le site de l’usine. À preuve : des énormes montagnes de matériaux qu’on retrouve actuellement sur le site. Bref, j’aimerais m’assurer que cette situation est bien conforme, tant les résidents du secteur, les visiteurs que les touristes subissent des nuisances du trafic lourd, soit l’insécurité, le bruit, la vibration et les odeurs. »

Ses questions


« Voici mes questions : -quel est l’usage permis par la Ville pour ce site? –Y-a-t-il un permis d’exploitation en vigueur émis par la Ville? –Est-ce que l’accumulation d’asphalte et de béton usagés est compatible avec les usages autorisés? -Est-ce que la Ville effectue un suivi concernant les usages et les aménagements réalisés sur le site? -Si oui, est-ce possible de rendre public ce qui est constaté? », a demandé monsieur Thériault.

Réaction du maire



Ce à quoi, le maire Parent a répondu :

« De façon générale, je peux vous dire que la responsabilité face à l’opération de ce site est partagée, en matière d’autorisations, entre le municipal et le provincial. Le site des Pavages Laurentiens est en service depuis de très nombreuses années. Donc, les autorisations provinciales sont un peu plus difficiles à cerner. Cela dit, j’ai demandé à l’administration municipale de répondre de façon précise à vos questions. Nous pourrons communiquer avec vous ou rendre ces informations publiques si vous le souhaitez. »


« Je peux aussi vous dire que vous n’êtes pas le premier à soulever des problématiques concernant l’exploitation de ces sites-là. Malheureusement, on en vient toujours à la conclusion que les opérations sont menées en conformité avec les autorisations qui leur ont été données », a ajouté le maire Parent.

 Juridiction

L’expérience des dernières années nous démontre que l’un des problèmes se situe dans le partage de responsabilités entre la Ville et le gouvernement du Québec. La juridiction du gouvernement semble empêcher les municipalités et villes à réglementer et contrôler davantage cette industrie.

La Ville de Rimouski aimerait-elle avoir davantage la mainmise sur ce dossier et ne devrait-on pas en faire la demande au ministère des Affaires municipales?, avons-nous interrogé le maire de Rimouski, hier soir.

Fin de non-recevoir

« On peut se rappeler le dossier d’une carrière sur le boulevard du Sommet où la Ville s’était opposée à un projet auprès de la Commission de la protection du territoire agricole. Nous faisions valoir entre autres choses des dangers que ça faisait planer sur une conduite d’eau potable. Ça a été une fin de non recevoir. C’est une juridiction provinciale sur laquelle les municipalités ont peu d’emprise pour le moment. Il y a des représentations qui ont été faites par l’Union des municipalités du Québec (UMQ), mais ça a toujours été laissé lettre morte », constate Marc Parent.


Télécharger l'application web du journal le soir

Télécharger
×