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La députée de Gaspé réclame l’achat par Québec de plus de produits médicaux québécois

La députée de Gaspé et porte-parole du Parti Québécois pour les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi qu’en matière d’économie et de relance, Méganne Perry Mélançon, demande au gouvernement du Québec d’honorer son engagement en abolissant la clause du plus bas soumissionnaire dans le processus d’attribution des contrats d’approvisionnement de l’État, entre autres dans le domaine stratégique du matériel médical.

 Depuis plusieurs mois, la députée de Gaspé a interpellé le gouvernement de la CAQ. « Il doit prendre les moyens nécessaires pour augmenter la proportion de produits médicaux fabriqués au Québec dans les achats publics; il s’y était d’ailleurs engagé », a-t-elle rappelé, faisant ainsi écho au cri du cœur de Benoît Larose, vice‑président pour le Québec de Medtech, l’association canadienne de l’industrie des technologies médicales.



Méganne Perry Mélançon souligne l’importance de sécuriser la chaîne de valeur en matière d’équipements de protection individuelle et de matériel médical. Entre autres initiatives, elle a réussi, par le biais d’une motion appuyée par le gouvernement, à obtenir l’assurance que l’approvisionnement local serait dorénavant favorisé, au détriment de la règle du plus bas soumissionnaire.

Manque de vision


« Pourtant, ça ne se matérialise pas. Le gouvernement est obnubilé par la centralisation des achats et s’avère incapable de donner une quelconque orientation à sa création chimérique, le Centre d’acquisitions gouvernementales. Résultat, devant ce manque de vision et de leadership, la déception des entrepreneurs québécois ne fait qu’augmenter », déplore-t-elle.

Méganne Perry Melançon (Photo: archives)

Déterminée à atteindre son objectif, la députée de Gaspé va bientôt déposer un projet de loi sur l’achat local gouvernemental, qui prévoira notamment l’adoption d’une politique nationale d’achat québécois. Ce projet de loi visera aussi à obliger l’État à tirer, en toutes circonstances, le meilleur parti des accords internationaux qui, rappelons-le, nous ont été imposés par le Canada. « Il sera notamment question de considérer le caractère innovant, éthique et environnemental des produits, ce dernier aspect impliquant nécessairement la réduction de la distance qu’ils parcourent », a-t-elle précisé.



Pour le Parti Québécois, une industrie médicale forte est non seulement un atout économique indéniable, mais aussi une question de sécurité nationale.

En résumé


  • Le gouvernement s’est engagé à favoriser l’approvisionnement local en matière de matériel médical, mais tarde, voire hésite à agir;
  • La députée de Gaspé entend déposer un projet de loi qui donnera, entre autres choses, la priorité aux produits médicaux faits au Québec chaque fois que c’est possible;
  • Favoriser l’achat local de matériel médical, c’est un plus pour nos PME et pour sécuriser les approvisionnements.


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