Nouvelle de 18 h Le secteur maritime au cœur de la relance post-COVID-19

Le secteur maritime au cœur de la relance post-COVID-19

Les intervenants de l’industrie maritime et le gouvernement du Québec ont convenu que le secteur maritime dispose de tous les attributs pour participer à la relance économique.

C’est ce qui ressort des premières Assises québécoises du secteur maritime qui devraient entraîner des retombées importantes pour Rimouski, siège de la Technopole maritime et de nombreux centres de recherche et de recherche appliquée.



L’événement – auquel prenait part quelque 300 intervenants issus d’administrations portuaires, d’entreprises gravitant dans l’ésosystème maritime, d’institutions de recherche et d’enseignement ainsi que de plusieurs ministères concernés par les enjeux maritimes – a jeté les bases d’une réflexion qui se poursuivra au-delà de ces Assises.

Des retombées concrètes


Les travaux de cette première édition ont porté sur les thématiques suivantes :

 • Infrastructures, logistique et corridor intelligent;



 • Relance économique et exportation;

• Protection de l’environnement, biodiversité et recherche;


• Main-d’œuvre et formation.

Dans un premier temps, la ministre déléguée aux Transports, Chantal Rouleau, a annoncé que la nouvelle vision maritime du gouvernement, Avantage Saint-Laurent, contribuera assurément à la relance économique et que le secteur maritime en deviendra, par le fait même, un vecteur important.

Stratégie

Le gouvernement entend aussi s’assurer que sa stratégie d’exportation repose sur des assises maritimes fortes; la conquête des marchés internationaux et l’approvisionnement en bien de première nécessité étant impossibles sans la voie navigable du Saint-Laurent et sans la contribution de tout un arsenal de parties prenantes.

La ministre déléguée aux Transports, Chantal Rouleau, a aussi confirmé aux participants l’ambition du gouvernement du Québec de mettre en place un corridor économique intelligent. Afin de réunir les conditions gagnantes pour la mise en œuvre de cet important projet, le ministère des Transports, en collaboration avec la Société de développement économique du Saint-Laurent (Sodes) et Syncronex, organiseront des rencontres sectorielles en juin et juillet 2021, de même qu’un événement national sur ce dossier au cours de l’automne 2021.

Environnement et recherche

En matière d’environnement et de recherche, les participants sont d’avis qu’il faut accroitre les connaissances scientifiques et qu’il faut redoubler d’efforts en matière de recherche et développement. Bien que l’industrie soit résolument engagée à participer aux efforts de recherche, elle constate néanmoins que les études et données disponibles ne sont pas toujours alignées avec les priorités et les besoins des organisations maritimes.

En termes de main-d’œuvre, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale a confirmé l’intention du gouvernement de réactiver la Table de concertation en adéquation formation emploi afin d’adresser les enjeux de la main d’œuvre de l’industrie maritime.

Le ministre fédéral des Transports, l’honorable Omar Alghabra, a d’ailleurs confirmé que Transports Canada participera aux travaux de cette Table.

Leviers

 « Notre gouvernement entend octroyer aux acteurs du secteur maritime les leviers dont il a besoin en termes d’infrastructures, d’exportation et de recherche scientifique pour lui permettre de relever les défis technologiques, environnementaux et humains qui jalonnent cette industrie. Les programmes et investissements gouvernementaux actuels et à venir agiront comme effet de levier et permettront de hisser le Québec parmi les nations les plus avancées en matière d’innovation maritime », estime Chantal Rouleau, ministre déléguée aux Transports et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal.

« L’industrie maritime a joué un rôle important dans l’économie québécoise en temps de pandémie, et ce sera aussi le cas pendant la relance économique et après. Je suis heureux qu’elle accorde une attention grandissante à la réduction de son empreinte environnementale. C’est tout en son honneur, parce qu’en matière de lutte contre les changements climatiques et de conservation de la biodiversité dans les voies navigables, au Québec comme ailleurs, l’industrie maritime doit faire partie de la solution. Nous avons besoin de toutes les forces vives du Québec pour relever le défi ambitieux de protéger l’environnement tout en assurant le développement économique et social » ajoute Benoît Charette, ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Solutions appropriées

« L’industrie maritime est l’une des parties névralgiques de la chaîne logistique du transport des marchandises et des personnes. Toutefois, comme pour plusieurs autres secteurs d’activités, les besoins en main-d’œuvre et ceux liés à la formation sont considérables. Nous aurons l’occasion d’aborder ces enjeux avec la mise en place d’une table de concertation pour la main-d’œuvre de l’industrie maritime. Ce secteur joue un rôle fondamental dans l’économie du Québec. C’est en collaborant que nous trouverons les solutions les plus appropriées pour répondre aux besoins précis qui sont identifiés. C’est d’autant plus vrai dans le contexte actuel de relance de notre économie », note Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale

« L’engouement pour ces Assises témoigne de la capacité et de la volonté de l’industrie maritime à transformer des enjeux en pistes de solutions concrètes. Nous sommes heureux de l’enthousiasme des gouvernements du Québec et du Canada à travailler en concertation avec tous les acteurs maritimes et à faire de notre secteur un levier de prospérité pour cette relance qui s’amorce. Les Assises ne sont pas une finalité; elles sont plutôt un véhicule pour continuer le travail et la réflexion, mais surtout pour faire l’adéquation entre les besoins de l’industrie et la réponse gouvernementale. Devant le succès de ces premières Assises, cette formule est appelée à devenir un rendez-vous incontournable de notre industrie », renchérit Mathieu St-Pierre, président-directeur général de la Sodes (Société de développement économique du Saint-Laurent), au nom de tous les partenaires maritimes impliqués.


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