Divertissement Culture Des fouilles archéologiques à Grand-Métis

Des fouilles archéologiques à Grand-Métis

Les ruines de l’ancien presbytère de la Pointe Leggatt commenceront bientôt à révéler ses secrets : une équipe de chercheurs du laboratoire d’archéologie et de patrimoine (LAP) de l’UQAR a commencé des travaux visant à cerner le potentiel archéologique de ce site historique.

L’ancienne bâtisse presbytérienne fera l’objet d’une prospection de surface, mais aussi de sondages géologiques qui seront guidés par ce qui sera révélé par des détecteurs de métal.



Ces fouilles de l’équipe des chercheurs Manon Savard et Nicolas Beaudry permettront de documenter le site du presbytère de la Pointe Leggatt dans son état actuel, d’évaluer le potentiel archéologique du site du presbytère et sa capacité à accueillir une école de fouilles dans le futur et de confirmer les dates d’occupation du presbytère.

La Pointe Leggatt


La Pointe Leggatt a longtemps été au cœur de la communauté écossaise de Métis : c’est là qu’a été établie la première école de langue anglaise de la région (1831), le premier lieu de culte protestant dans ce qui est aujourd’hui le Killikrankie Inn (1847), puis l’église presbytérienne actuelle (1884-1889). Divisée par le partage de la seigneurie dans les années 1850, la pointe est aujourd’hui traversée par la limite entre Grand-Métis et Métis-sur-Mer.

Les fouilles sont menées par l’équipes des chercheurs Manon Savard et Nicolas Beaudry (photo courtoisie)

L’ancien presbytère était le lieu de résidence de Thomas Fenwick, pasteur et missionnaire presbytérien de 1863 à 1884. C’est grâce à ses efforts que la communauté s’est dotée d’une église ; on lui doit aussi des aquarelles qui ont contribué à faire connaître Métis alors qu’elle accueillait ses premiers estivants. On peut associer à ce site les valeurs de recherche sur le terrain et post-terrain, de représentativité et d’appropriation collective.



Le rapport de ces travaux archéologiques seront déposés au ministère de la Culture et des Communications du Québec à l’été 2022 et sont rendus possibles grâce à une contribution de 10 000 $ du Programme de subvention Initiatives culturelles de la MRC de La Mitis.


Véronique Bossé est originaire de Rimouski. Elle vient de compléter la seconde de trois années d’études en journalisme à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et effectue un stage au journal le soir dans le cadre de sa formation qu’elle complètera au cours de la prochaine année académique. Parmi ses implications sociales, elle est tutrice au Centre d’aide en français L’Auxiliaire du Cégep de Rimouski, cofondatrice, auteure et journaliste du blogue Oiseaux de nuits. Elle a complété son diplôme d’études collégiales en Arts, lettres et communications au Cégep de Rimouski.


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