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Nouvelle de 17 h

Rocher-Blanc : la Ville recherche l’équilibre entre le bien-être des résidents et l’accès du public

Le maire de Rimouski, Marc Parent. (Photo: capture d’écran-Zoom)

Faut-il assurer la quiétude des résidents d’un secteur situé sur le littoral ou assurer au contraire l’accès à ce secteur au à tous les citoyens? La position de la Ville de Rimouski semble arrêtée.

La crise sanitaire a incité des citoyens rimouskois et des visiteurs à découvrir ou redécouvrir les richesses naturelles de la région. L’année dernière, il a fallu intervenir pour contrer des abus causés essentiellement par des campeurs nomades sur le chemin de la Pointe-aux-Anglais, au Bic.

On a vu et on voit encore beaucoup plus de gens fréquenter le secteur du Rocher-Blanc, dans Sacré-Cœur, où il y a plus de résidents que dans le secteur du Bic mentionné ci-dessus.

Une photo qui donne une idée de la prise d’assaut dont a fait l’objet la Pointe-aux-Anglais par des vacanciers, l’an dernier. (Photo: courtoisie)

Rues étroites

Le principal problème est l’étroitesse de rues aménagées il y a longtemps qui se remplissent rapidement de véhicules stationnés ça et là. La Ville vient d’ajouter des interdictions de stationnement dans ce secteur, mais elles ne semblent pas avoir autant d’impact que souhaité, selon ce qu’on a pu apprendre d’une résidente, lundi, à l’assemblée du conseil municipal.

Le maire, Marc Parent, a alors fourni une indication de la position du conseil, quant à savoir s’il faut protéger davantage les résidents ou favoriser l’accès de tous les citoyens : la Ville recherche un équilibre. Un lecteur nous a d’ailleurs soumis ce questionnement dans les derniers jours. Il ne faudrait pas, selon lui, que l’accès à des zones situées sur le littoral ne soit plus qu’un privilège réservé à une élite.

De mauvaise humeur

« J’habite dans la section Ouest, où la Ville n’a ajouté aucune interdiction de stationnement. Quand j’ai quitté ma résidence pour venir ici, ce soir, il y avait encore des véhicules stationnés des deux côtés. Je venais d’arriver de voyage avec ma roulotte de 30 pieds et j’ai été incapable de me stationner chez-moi. Je trouve que les gens qui viennent sur la rue de la Plage sont mieux traités que les résidents. Si vous m’aviez vue à 14 h 30, cet après-midi, vous m’auriez entendue de très mauvaise humeur », a déclaré la citoyenne.

« J’ai attendu une heure. J’ai cherché sur la grève à qui appartenaient les voitures stationnées devant chez-moi. Je ne comprends pas pourquoi la section Ouest de la rue de la Plage n’a pas d’annonce qu’il faut passer par une entrée publique qu’à l’endroit où est située l’entrée publique. Tout ce qu’on a, c’est une affiche d’interdiction de faire des feux et les gens peuvent stationner des deux côtés de la rue. Je n’ai pas compris pourquoi la rue du Séjour a des stationnements interdits du côté Nord, alors que sur la rue de la Plage, on n’a rien. Pourquoi les fonctionnaires ne vous ont pas recommandé la rue de la Plage au complet? », a poursuivi cette résidente.

Un endroit public!

« Je ne vous cacherai pas que ça a fait l’objet de bien des discussions au sein du conseil. Effectivement, on est conscient de ce que vivent des propriétaires riverains. L’objectif est de s’assurer que les personnes qui se rendent sur la plage n’utilisent pas des terrains privés. Sauf que la plage ou grève doit demeurer un endroit public. Ce que nous avons tenté de faire, c’est de mettre en place des actions qui vont d’abord et avant tout assurer la sécurité des citoyens dans l’éventualité, par exemple, qu’il y ait un feu », a expliqué monsieur Parent.

Le secteur du Rocher-Blanc, dans Sacré-Coeur. (Photo: courtoisie, Armand Dubé)

Approche progressive

« On est tout à fait conscient du fort achalandage, qui fait que ça peut être dangereux pour circuler pour les véhicules d’urgence comme ceux pour les incendies. Je peux vous assurer que le conseiller (Sébastien) Bolduc et moi allons souvent sur les lieux. Le 24 juin, il faisait 30 degrés Celsius. Je suis passé à 15 h et effectivement, il y avait très peu de gens. Alors, on s’est dit qu’on allait adopter une approche progressive, qu’on allait mettre en place des mesures cette année et qu’on allait évaluer par la suite s’il y avait des modifications à faire », a-t-il ajouté.

« Vous êtes en train de me dire que quand je vais sortir de nouveau ma roulotte la semaine prochaine, je vais encore être obligée d’aller sur la plage pour chercher à qui appartiennent les véhicules stationnés? », a répliqué la dame.

Déplaisant

« C’est déplaisant, ce que vous avez vécu, mais ça peut se produire dans d’autres secteurs de la ville, aussi. On ne peut pas faire autrement que de déplorer cette situation, mais on ne peut pas, non plus, se mettre à interdire le stationnement partout. On essaie de trouver un juste équilibre », a commenté monsieur Parent.

« Il y a eu beaucoup plus de plaintes par des gens du secteur Est que du secteur Ouest. En complément de réponse à monsieur le maire, je vais vous dire que nous suivons de près la situation, que c’est un projet évolutif qui pourrait prendre quelques années pour trouver des solutions », a poursuivi monsieur Bolduc.

Le maire a conclu en soulignant que les préposés au stationnement de la Ville sont présents, qu’ils font de la sensibilisation et qu’ils sévissent au besoin. « On s’attend aussi, bien entendu, à ce que la population se comporte de façon civilisée et respecte les espaces privés. »

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