Nouvelle de 19 h Campagne de vaccination : une entreprise favorise la lutte contre la COVID-19

Campagne de vaccination : une entreprise favorise la lutte contre la COVID-19

Le fabricant d’armoires de cuisines et de salles de bains Miralis, une entreprise de Saint-Anaclet, a reçu aujourd’hui la visite de la clinique mobile de vaccination Vacc-I-Express afin de permettre à ses employés, ainsi qu’au reste de la population, de bénéficier d’une première ou d’une seconde dose de vaccins.

Une initiative que plusieurs qualifient de moyen pour retrouver, éventuellement, une vie normale.



C’est un groupe de gens venant d’un peu partout qui se sont rendus chez Miralis, ce matin, pour profiter du service de vaccination : autant des gens de Montréal, en vacances dans la région, que des gens qui travaillent chez Miralis ou la famille de ceux-ci. Mais peu importe la provenance des vaccinés, un élément les rejoint : se faire vacciner, c’est pour se protéger, protéger les autres et retrouver une vie normale.

Les vaccinés


Emmanuel Trépanier, en vacances avec sa conjointe, a décidé de se rendre au Vacc-I-Express pour devancer sa deuxième dose, aujourd’hui:

« Ma femme et moi on provient de Montréal et on est de passage dans la région pour le mois de juillet, pour visiter de la famille. On a vu qu’il y avait une clinique mobile aujourd’hui, donc on s’est dit : on va en profiter pour avoir la deuxième dose plus rapidement. »



Il explique s’être fait vacciner, notamment pour une question de responsabilité : « À la base, on vit en communauté, alors nous avons une responsabilité sociale, non seulement de se protéger, mais aussi de protéger les autres, de protéger nos enfants et les personnes âgées. Alors, je pense que c’est très important que tout le monde fasse son petit effort. »

C’est également le cas pour Christine Buis : « Je viens de Montréal, mais je suis en vacances ici et j’ai vu que c’était disponible, alors je suis venue tout de suite. C’est important, c’est pour la santé publique, pour se protéger et protéger les autres ».


Laurianne Roy, une employée de Miralis s’est fait vacciner entre autres pour « retrouver une vie normale ».

Hélène Sergerie a entendu parler de l’événement d’aujourd’hui par son conjoint qui travaille chez Miralis. Sa raison de se faire vacciner : « pour reprendre notre liberté ».

Miralis

Le fabricant d’armoires de cuisine et de salles de bain, Miralis, est la deuxième entreprise à accueillir la clinique mobile, mais la première entreprise dans la région à le faire : « Le premier arrêt était à Premier Tech à Rivière-du-Loup et aujourd’hui c’est notre deuxième arrêt en entreprise avec Miralis », explique la directrice régionale de la vaccination COVID-19, Murielle Therrien.

Si Miralis a été désignée pour accueillir Vacc-I-Express, c’est notamment à cause de son nombre important d’employés : « On a regardé l’ensemble des entreprises qui avaient un gros volume de travailleurs et on les a interpellés pour voir s’ils avaient de l’intérêt. Miralis avait de l’intérêt pour nous accueillir, alors c’est pour ça que nous sommes ici ce matin », à déterminer madame Therrien.

Caroline Ruest, la directrice du développement corporatif de l’entreprise, explique que Miralis promeut la vaccination pour une question de santé : « Je pense que nous sommes un employeur d’envergure dans la région : on compte près de 300 ans équipiers à l’heure actuelle, donc assurément, pour nous, c’est un bel exemple. On aime montrer l’exemple, on aime s’assurer, dans l’ensemble de nos pratiques, d’innover. Je n’oserais pas dire que c’est un moyen d’innover, mais c’est un moyen de diriger la parade et d’encourager les gens, d’autant plus que la majorité de nos équipiers sont des jeunes. On sait que dans les derniers temps, c’était une tranche d’âge statistiquement parlant un petit peu moins vaccinée, donc, pour nous, c’était une belle occasion de s’assurer qu’on puisse offrir la possibilité aux gens de se faire vacciner ».

De l’incitation positive

Malgré le fait que Miralis met tout en œuvre pour promouvoir la vaccination, l’entreprise ne tient pas de registre de ses employés vaccinés et n’en connait pas non plus les statistiques.

« En fait, nous n’avons pas demandé aux gens, parce que c’est important que ce ne soit pas quelque chose que nous imposons. On met toutes les mesures en place pour que ce soit facile et, donc, on n’a pas de statistique du nombre de personnes vaccinées et combien ne le sont pas. Par contre, à la première vague de vaccination, on a offert un deux heures de temps payé pour que nos employés se fassent vacciner : soit de jour, durant les temps de travail, et même le soir ou le week-end. Le but est d’y aller avec de l’incitation positive plus qu’avec de l’obligation, de la même façon que fonctionne le gouvernement au Québec », explique la directrice communications et image de marque chez Miralis, Valérie Brière.

Introspection

Elle conclut d’ailleurs, à propos de ce qui a poussé l’entreprise à s’investir autant auprès de la campagne de vaccination, que c’est une longue introspection de la dernière année et demie :

« L’une des choses, je crois, qui est vraiment distinctive chez Miralis, c’est la culture d’entreprise. [Avant la pandémie], on faisait quatre gros « partys », dont notre « party » de l’été qui s’en vient, juste avant les vacances de la construction. On n’a pas été capable d’avoir notre fête de Noël, où depuis des années, on invite un humoriste de Montréal. Tous les conjoints et les équipiers de Miralis viennent gratuitement manger, danser, voir le show d’humour. Toutes ces choses-là, qui font que nous avons un esprit de famille, qui font que nous avons une culture d’entreprise, qui font que les gens apprécient travailler ici, toutes ces choses-là n’étaient plus possibles, alors c’est sûr que d’encourager la vaccination, ça nous rapproche de ces moments qu’on aime et qui sont importants, autant dans notre vie personnelle qu’en entreprise. »

Véronique Bossé est originaire de Rimouski. Elle vient de compléter la seconde de trois années d’études en journalisme à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et effectue un stage au journal le soir dans le cadre de sa formation qu’elle complètera au cours de la prochaine année académique. Parmi ses implications sociales, elle est tutrice au Centre d’aide en français L’Auxiliaire du Cégep de Rimouski, cofondatrice, auteure et journaliste du blogue Oiseaux de nuits. Elle a complété son diplôme d’études collégiales en Arts, lettres et communications au Cégep de Rimouski.


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