Nouvelle de 19 h Le Glacier veut faire sa marque à sa manière

Le Glacier veut faire sa marque à sa manière

Ouvert depuis un peu plus de deux semaines, le bar à smoothie Le Glacier, installé au centre-ville, fait la fierté de ses deux propriétaires Isabelle Landry et Caroline Harrison qui y proposent des breuvages conçus à base de produits Herbalife.

L’achalandage fait en sorte qu’on remarque aisément les files d’attente qui se prolongent sur la rue Saint-Germain, devant le commerce ouvert depuis le 1er juillet.



Les entrepreneures à la tête de l’entreprise tiennent à rectifier une certaine désinformation concernant la firme Herbalife, qui produit des substituts de repas se voulant sains.

« La formation fait partie des exigences de la compagnie Herbalife. Ça fait toutes les deux un an qu’on est avec la compagnie et la celle-ci offre une formation pour avoir un club de nutrition. Pour connaitre les produits, nous avons des plateformes d’information, donc on se forme en ligne. Ça ne prend pas de formation X ailleurs. C’est vraiment à l’interne et bien conçu », explique madame Landry.


À chacun sa sauce

« On a des personnes qu’on peut contacter, soit directement de la compagnie ou des personnes ressources, des collaborateurs qui ont déjà aussi des smoothies bars un peu comme nous, mais on est tous indépendants », affirme madame Harrison. C’est juste qu’on œuvre dans la même vision, avec les mêmes directives et les mêmes réglementations associées à Herbalife. On a tous la même vision santé, mais on le fait tous à notre sauce finalement. »



« Y’en aura pas un qui est identique. Ça se ressemble parce que ce sont tous des clubs de nutrition, mais ils ont tous leur couleur : il n’y aura pas deux Glaciers ! Ça n’a rien à voir avec une chaine, c’est vraiment indépendant à chacun, mais on est tous des clubs de nutrition. »

Elles insistent aussi sur le fait que leur commerce est le premier du genre dans la région : « on est le premier au Bas-Saint-Laurent, Gaspésie. Les autres sont à l’extérieur de la région complètement. »


« On n’a pas vraiment de compétition ici à Rimouski parce qu’on a vraiment l’exclusivité. Nos défis sont d’avoir toujours un peu de nouveauté et d’attirer de nouvelles personnes, même peut-être d’inviter des entreprises, à venir nous voir », poursuit madame Landry.

Fonctionnement

Le commerce en soi adopte une formule différente des autres, dans la mesure où il y a des règles que les propriétaires doivent respecter : « On a des règles à suivre, au niveau de l’affichage et des choses comme ça, mais sinon, on a nos propres décisions. On n’a pas dû dire : on ferait ça comme ça, je placerais mes choses comme ça ou comme ça, non. Mais on a quand même une marche à suivre de base ».

C’est d’ailleurs pour cette raison que certains clients ignorent que ce sont des produits Herbalife qui sont utilisés dans la conception des breuvages. Les deux propriétaires assurent pourtant faire preuve de transparence à cet égard, en acceptant de répondre aux questions qui leur sont posées.

Des travailleurs autonomes

Elles insistent sur le fait qu’elles n’ont pas d’employés, mais bien des travailleurs autonomes : « On est deux propriétaires actionnaires, on est toutes les deux des travailleuses autonomes et on favorise l’entrepreneuriat et on favorise l’autonomie des gens, donc tous les gens qui travaillent ici sont tous des travailleurs autonomes et on leur offre une plateforme de travail. Il n’y a pas d’employé, ce ne sont pas des salariés : y vont avoir un salaire, mais ce n’est pas salarié à l’heure comme un peu tout le monde, c’est un autre genre de fonctionnement. »

C’est d’ailleurs une marche à suivre qui est propre à Herbalife et aux autres clubs de nutrition. : « Quand tu rentres chez Herbalife à ton compte, tu es ton propre patron. Tu es indépendant et la plateforme est comme ça. Tous les autres clubs de nutrition, c’est la même chose. Ce sont des baristas et ils sont travailleurs autonomes chacun pour soi. »

Pas une crème molle

Elles insistent aussi sur le fait que Le Glacier n’est pas une crème molle : « on est ouvert à l’année et ce qu’on sert c’est des trucs pour hydrater, pour aider les gens à prendre soin d’eux, tout simplement, sans alcool », conclut madame Harrison.

Rétrospection

Après deux semaines, les deux propriétaires se disent satisfaites du succès de l’endroit : « On a déjà des clients qui sont revenus pratiquement tous les jours et on reconnait déjà notre monde alors la réponse est très positive. »

Malgré l’ouverture qui s’est faite en période de pandémie, Isabelle Landry et Caroline Harrison estiment qu’elles étaient prêtes à passer à l’action : « On est sur une bonne voie, on savait que les règles allaient quand même être un petit peu moins pire, mais nous, ça fait quand même plusieurs mois que ça nous trottait dans la tête et quand on s’est dit : c’est là, c’était là. On le savait que de toute façon, si ce n’était pas nous, on savait que sa s’en venait en région, mais on voulait avoir l’exclusivité c’est certain. Et la COVID, ce n’est pas qu’elle ne nous faisait pas peur, mais on voyait du beau positif qui s’en venait quand même » termine Isabelle Landry.

Véronique Bossé est originaire de Rimouski. Elle vient de compléter la seconde de trois années d’études en journalisme à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et effectue un stage au journal le soir dans le cadre de sa formation qu’elle complètera au cours de la prochaine année académique. Parmi ses implications sociales, elle est tutrice au Centre d’aide en français L’Auxiliaire du Cégep de Rimouski, cofondatrice, auteure et journaliste du blogue Oiseaux de nuits. Elle a complété son diplôme d’études collégiales en Arts, lettres et communications au Cégep de Rimouski.


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