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Nouvelle de 18 h

Enquête de la SOPER : on a déjà des réponses!

Les entreprises rimouskoises ont besoin de main d’œuvre, de logement et de garderies
Guillaume Sirois lors de son entrevue avec le journal le soir au sujet du plan de relance de l’économie locale, à l’issue de la crise du coronavirus. (Photo: courtoisie)

La disponibilité de la main-d’œuvre, la crise du de logement et la pénurie de places en garderies figureront probablement en tête de la liste des réponses que la Société de promotion économique de Rimouski (SOPER) obtiendra dans le cadre de son enquête sur les enjeux de la relance économique post-COVID.

C’est en ce sens que réagit le président de la Chambre de commerce et de l’industrie de Rimouski-Neigette, Guillaume Sirois, au sujet du sondage que mène la SOPER auprès de 400 entreprises, dans le but de préparer un plan de relance économique de l’après-crise sanitaire adapté aux réalités locales. La préoccupation principale, le recrutement de la main-d’œuvre, dépend des deux autres, soit des places en garderie disponibles et du nombre et de la qualité des logements accessibles.

Gros enjeu économique

« C’est sûr qu’il faut regarder de manière attentive le soutien qu’on pourra apporter à nos employeurs. Le problème de la main-d’œuvre, on doit s’en occuper absolument. Le problème des places en garderies aussi. Le sujet des garderies est un enjeu social, mais c’est aussi un gros enjeu économique. Si j’ai un emploi, mais que je n’ai aucun endroit pour placer mon enfant, je ne suis pas plus avancé. On a beau vouloir travailler, s’il faut qu’on demeure à la maison pour s’occuper de son enfant, c’est un obstacle au travail. Déjà que la main-d’œuvre disponible ne suffit pas à répondre à la demande… », constate monsieur Sirois.

« Notre adversaire, ce qui nuit aux personnes qui aimeraient travailler, ce sont les éléments qui sont hors de leur contrôle et c’est sur ces éléments que nous tentons de travailler. Il y a également des enjeux plus nationaux à considérer, comme les immigrants qu’on veut accueillir pour renflouer la banque de population active. Si on veut se renflouer, si on veut survivre, on n’a pas le choix de s’attaquer à ces défis », poursuit le président de la Chambre.

Logements

« Il nous faut des logements, notamment des logements sociaux, pour attirer et héberger de la main-d’œuvre. Il y a parfois des problèmes qui ont des solutions simples, mais ici, il faut travailler sur plusieurs facettes à la fois. D’ailleurs, j’en profite pour souligner que le projet de 150 logements des promoteurs Dionne et Tanguay démontre qu’il y a des entrepreneurs qui veulent faire partie des solutions. Ça démontre aussi que des entrepreneurs qui veulent investir à Rimouski, il y en a. Je trouve ça super positif », commente Guillaume Sirois.

Exercice

Le journal a interrogé monsieur Sirois sur ses attentes, quant à l’exercice proposé par la SOPER.

« C’est une excellente initiative. Si on se sert des nombreuses données recueillies à bon escient, on pourra orienter les entreprises  vers des programmes « pointus » qui vont répondre à leurs besoins. Ce serait important que les associations socio-économiques et les organismes comme le nôtre puissent aussi obtenir et se servir de ces données-là, eux aussi. Le « timing » est bon, car il y a probablement des entreprises dont les plans ont été chambardés par la crise sanitaire. Il y a des données qui ont changé », renchérit monsieur Sirois.

Le train passe…

« Je ne sais pas si on s’en va vers une révolution dans notre petit monde économique, mais je dirais vers une bonne évolution. Il faut se retrousser les manches dès maintenant, sinon on va regarder le train passer et on va le manquer. Prenons par exemple les horaires de commerce et les horaires de travail, les entrepreneurs doivent s’adapter, mais les consommateurs doivent être conscients que ça aura un impact sur eux également », fait remarquer Guillaume Sirois.

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