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Le Bloc Québécois veut s’assurer que l’industrie forestière fasse partie du plan de relance

Le Bloc Québécois veut s’assurer que l’industrie forestière ne soit pas écartée du plan de relance du gouvernement fédéral au profit de l’énergie gazière et pétrolière.

« Nous avons une forme de momentum pour nous faire entendre. Il y aura un plan de relance et il y aura probablement une campagne électorale. Ce sera le temps de faire valoir nos arguments. C’est pourquoi nous avons établi quatre priorités à mettre de l’avant pour maximiser la filière forestière », lance le député de Rimouski-Neigette-Témiscousata-Les Basques, Maxime Blanchette-Joncas, qui était accompagné de ses collègues bloquistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Mario Simard et Alexis Brunelle-Duceppe, pour faire cette annonce ce mercredi après-midi au centre communautaire situé dans l’église de Saint-Valérien, un bâtiment chauffé à partir de biomasse forestière, un bel exemple de développement possible.



« Il était très important pour nous que les intervenants de l’industrie forestière soient consultés dans l’élaboration de nos priorités. Nous avons déjà l’appui de 45 partenaires de neuf régions forestières et nous poursuivons notre tournée d’information. Ce matin, nous avons rencontré le Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent », précise M. Blanchette-Joncas.

Maxime Blanchette-Joncas (Photo Alexandre D’Astous – Journal Le Soir)

Une feuille de route


La feuille de route dévoilée ce mercredi vise quatre objectifs bien définis : la mise en œuvre d’une politique d’approvisionnement public favorisant des produits du bois, la hausse des budgets de recherche fondamentale et le développement d’une chaîne de valeur pour la deuxième et troisième transformation des ressources forestières, l’obtention d’une exemption de tout tarif sur les exportations de bois d’œuvre québécois à destination des États-Unis et l’identification de moyens d’accroître la productivité liée à la croissance annuelle des forêts.

« Développement Économique Canada refuse de financer des projets de première et de deuxième transformation du bois. La filière forestière est clairement sous-financée par rapport au gaz et au pétrole. Il faut faire en sorte qu’il y ait plus de soutien du fédéral pour l’industrie forestière québécoise », indique Mario Simard, porte-parole du Bloc Québécois en matière de Ressources naturelles.



Alexis Brunelle-Duceppe. (Photo Alexandre D’Astous – Journal Le Soir)

Des appuis au Bas-Saint-Laurent

La démarche du Bloc Québécois compte des appuis au Bas-Saint-Laurent, dont le maire de Saint-Valérien, Robert Savoie et le préfet de la MRC des Basques, Bertin Denis. Les préfets de la Matanie, de la Matapédia et de la Mitis, Andrew Turcotte, Chantale Lavoie et Bruno Paradis, appuient aussi l’initiative.


Une étude panquébécoise

En avril dernier, le Bloc Québécois a dévoilé une vaste étude panquébécoise sur la maximisation de la filière forestière, révélant que l’optimisation de l’exploitation de la forêt permettrait de créer plus de 16 000 emplois au Québec d’ici 10 ans, dont 1 300 emplois au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie. Ce chantier comblerait entre 20 % et 30 % des objectifs de réduction des gaz à effet de serre (GES), soit jusqu’à 7,7 millions de tonnes de moins chaque année.

« Il n’y a pas plus vert que la forêt québécoise. Le potentiel que représente notre secteur forestier est une chance en or pour la relance de nos régions. Je sais que nous avons tout ce qu’il faut pour développer ce secteur qui nous assurera un développement économique durable. Nous défendrons ces revendications à Ottawa jusqu’à ce que le gouvernement fasse sa juste part », assure Maxime Blanchette-Joncas.

Mario Simard (Photo Alexandre D’Astous – Journal Le Soir)

« Le milieu s’est prononcé et a déterminé lui-même ses priorités pour la relance de l’industrie forestière. Ottawa doit désormais investir dans ce secteur porteur d’avenir. Nous avons la chance de compter sur des entreprises dynamiques et ingénieuses qui désirent développer de nouvelles technologies, mais qui ont cruellement besoin de support financier pour réaliser leurs projets. Il est plus que temps qu’Ottawa investisse massivement dans cette industrie selon les priorités déterminées par les acteurs du milieu et les besoins de ceux-ci, » ont conclu Alexis Brunelle-Duceppe et Mario

Simard.


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