Actualités Économie De nombreux défis guettent les producteurs forestiers

De nombreux défis guettent les producteurs forestiers

Après une diminution des livraisons de bois en raison de la pandémie de la COVID-19 en 2020, les producteurs forestiers privés du Bas-Saint-Laurent doivent surmonter plusieurs défis en 2021 afin de revenir au niveau de 2019 pour la vente de bois.

Les usines de sciages doivent composer avec un manque de main-d’œuvre ce qui a pour effet de ralentir leurs opérations et ainsi de diminuer leurs besoins en bois de la forêt privée. Le gouvernement du Québec vient d’octroyer des volumes de bois supplémentaires de l’ordre de 266 000 mètres cubes aux usines en forêt publique pour couper le bois affecté par la tordeuse. Encore une fois, cela risque fort de diminuer les besoins de bois en provenance de la forêt privée. « J’avais transmis mes inquiétudes au ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs à ce sujet. Les propriétaires privés doivent déjà composer avec des normes plus sévères pour l’aménagement des chemins forestiers et les camionneurs sont de moins en moins nombreux pour venir chercher notre bois », mentionne le président du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, Maurice Veilleux.



À la conquête des États-Unis

Pour offrir davantage de débouchés à ses membres, surtout dans l’Ouest du territoire, le directeur du Syndicat, Charles-Edmond Landry, est en négociation avec deux usines américaines et avec des scieries au Nouveau-Brunswick. « En 2020, nous avons livré 1 094 942n mètres cubes de bois, soit seulement un peu plus de la moitié de notre possibilité forestière qui est de 1 950 000 mètres cubes par année dans la région. Pour 2021, nous espérons livrer 1,2 million de mètres cubes », indique-t-il.


En 2020, il y a eu une hausse de 15 % des livraisons de bois de pâtes, papiers et panneaux, soit des feuillus mous. On s’attend à une baisse en 2021. La mise en marché du bois de sciage a connu une importante diminution de 15 % en raison de l’insécurité des marchés due à la pandémie. Les marchés ont repris en août 2020, mais le prix payé aux producteurs était décevant. La situation s’annonce meilleure en 2021.

Biomasse en baisse



« Malgré un bon début de saison pour la biomasse forestière, les objectifs n’ont pas été atteints pour ces sous-produits permettant aux producteurs de vendre leur petit bois recueilli lors de coupes d’éclaircies. Les scieries ont arrêté d’en acheter, car elles n’arrivent même pas à écouler leurs propres sous-produits », précise M. Landry.

Lors de la dernière année, le Syndicat o offert trois formations à ses membres par Zoom, soit initiation à la comptabilité forestière, comptabilité et fiscalité forestière, ainsi que petit traité de l’arpentage.



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