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Main d’œuvre : le patronat se réjouit du Consensus

Le secteur manufacturier manque cruellement de travailleurs. (Photo: Unsplash photos)

Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) accueille avec grand intérêt les assouplissements annoncés cette semaine par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale Jean Boulet.

Grâce à l’entente Consensus québécois, une trentaine de nouvelles professions dans le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) pourront bénéficier d’un traitement simplifié. Cette entente vient aussi confirmer que le seuil maximal de travailleurs étrangers au sein d’une entreprise passera de 10 à 20 % pour certains secteurs d’activités. Pour les employeurs de ces secteurs en proie avec la pénurie de main-d’œuvre, ces changements vont faire toute une différence.

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« La transformation alimentaire, le commerce de détail, l’hébergement et la restauration sont enfin considérés comme des domaines prioritaires alors que les besoins sont connus depuis des lustres. Bonifier la liste de professions et accroître l’accès aux travailleurs étrangers temporaires étaient plus qu’urgents », déclare Karl Blackburn, président et chef de la direction du CPQ.

Le CPQ avait d’ailleurs réclamé une mise à jour du PTET pour l’adapter à la réalité du XXIe siècle et cela faisait partie de ses 10 solutions incontournables à la pénurie de main-d’œuvre. Cela dit, la liste de professions mérite encore des ajustements. Les besoins en personnel sont généralisés et plusieurs entreprises demeurent exclues de la réforme annoncée.

Les délais de traitement

Selon le CPQ, « les modifications apportées au PTET ne règlent pas la question des délais de traitement. Contrairement aux programmes d’immigration permanente, le PTET est conçu pour répondre rapidement aux besoins urgents du marché du travail. Or, les employeurs doivent patienter plus de six mois pour embaucher par l’entremise de ce programme. Les producteurs agricoles craignent même de voir la saison 2022 complètement compromise. L’annonce d’aujourd’hui se traduira par un plus grand nombre de dossiers à traiter, ce qui risque d’alourdir davantage le processus. »

« En limitant les seuils d’immigration comme le fait présentement le Québec, les entreprises n’ont plus vraiment d’autres choix, face au manque criant de travailleurs, que de recourir à ce programme à la fois temporaire, coûteux et lourd. Les assouplissements annoncés aujourd’hui faciliteront grandement l’utilisation et la flexibilité du PTET, mais la prochaine étape, c’est une révision en profondeur de ce programme fédéral afin de l’ajuster au contexte actuel », ajoute Karl Blackburn.

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