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Séquestration et extorsion : l’accusée doit changer d’avocat

La Cour criminelle siège à l’Hôtel de Ville de Mont-Joii. (Photo Alexandre D’Astous – Journal Le Soir)

Marie-Jeanne Côté, 57 ans, de Trois-Rivières, l’une des deux accusés dans un dossier de séquestration, extorsion, menaces et négligence criminelle ayant causé des lésions pour des évènements qui se seraient produits entre 2013 et 2014 à Sainte-Angèle-de-Mérici devra changer d’avocat avant son éventuelle enquête préliminaire qui devrait durer de deux à trois jours.

Ce mardi matin au palais de justice de Mont-Joli, Me Jean-Sébastien Gladu, de Trois-Rivières, a expliqué au juge James Rondeau, qu’il avait accepté de représenter l’accusée pour l’enquête sur remise en liberté puisqu’il la défend dans une autre cause à Trois-Rivières, mais que cette dernière était au courant qu’il ne poursuivrait pas en raison de la distance.

Les dossiers de Marie-Jeanne Côté sont donc reportés au 1er février pour lui permettre de se trouver un autre avocat. Les dates de l’enquête préliminaire conjointe pour elle et son coaccusé Guy Bouleau devraient être fixées à ce moment.

Remise en liberté

Marie-Jeanne Côté a été remise en liberté pendant la poursuite du processus judiciaire, moyennant le respect de certaines conditions émises par la juge Andrée Saint-Pierre.

La magistrate a mentionné que ce sont des accusations très sérieuses pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement à perpétuité dans le cas de l’extorsion, mais que ce n’était pas son rôle à ce stade des procédures d’évaluer la crédibilité de la preuve. Il y aura un procès pour cela. « Comme les événements allégués sont survenus alors que l’accusée hébergeait des gens. Je pense que la société sera protégée si on lui interdit de la faire », a mentionné la juge avant d’ordonner la remise en liberté de l’accusée, qui était détenue depuis son arrestation le 22 septembre.

Témoignages protégés par une ordonnance de non-publication

L’enquête sur remise en liberté a eu lieu le 23 octobre. Le procureur de la Couronne, Me Thierry Pagé-Fortin a fait entendre l’enquêteure au dossier, Annie Caroline Guay, du service des enquêtes sur les crimes majeurs de la SQ à Rimouski.Le contenu de son témoignage, tout comme celui de l’accusé, qui a témoigné en Défense, sont frappés par une ordonnance de non-publication afin de ne pas corrompre un éventuel jury, si la Défense optait pour un tel procès.

Une ordonnance de non-publication protège également l’identité de la victime qui était une personne vulnérable au moment des faits et qui s’est présentée au poste de police avec un intervenant du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle (CRDI) pour porter plainte.

L’autre accusé, Guy Boileau, a été remis en liberté sous conditions dès son arrestation. Il était également de retour en Cour ce mardi matin par vidéoconférence. Ses dossiers sont reportés au 1er février.  

Arrestation d’un couple

La Division des enquêtes sur les crimes majeurs de la Sûreté du Québec en collaboration avec le Service de Police de Trois-Rivières a procédé, le 22 septembre, à l’arrestation d’un couple de Trois-Rivières. Les deux suspects ont été arrêtés à leur domicile de la rue Laurier à Trois-Rivières. Ils ont comparu le même jour par visioconférence.

Accusations touchant une personne vulnérable

Les évènements se seraient produits, à leur domicile du chemin de la Rivière Métis à Sainte-Angèle-de-Mérici où ils habitaient à l’époque, envers une personne vulnérable qui était d’âge adulte au moment où les évènements ont eu lieu.

Par ailleurs, le couple fait face à des accusations de même nature pour des événements s’étant produits entre 2014 et 2018 à Trois-Rivières. C’est en voyant l’accusée aux nouvelles que la présumée victime des événements de Sainte-Angèle s’est rendue au poste de police pour raconter son histoire.

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