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La popularité touristique entraîne de nouveaux besoins

Le Bas-Saint-Laurent, Rimouski et la Gaspésie ont connu des regains de popularité dans le secteur touristique.(Photo: courtoisie Tourisme Bas-Saint-Laurent)

(Rétrospective de 2021)-AOÛT-Le nouvel engouement touristique pour le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie en marge de la crise sanitaire, observé en 2020, s’est poursuivi de plus belle cette année.

Cet accroissement de l’achalandage pourrait amener des gens d’affaires et décideurs à investir dans de nouvelles infrastructures comme des terrains de camping.

Le journal le soir a notamment constaté que cet engouement renouvelé se traduit par une rareté des places disponibles dans les terrains de camping.

Rencontré au hasard, un couple de Contrecoeur dans la région de Montréal, confirme qu’il a fait comme bien d’autres et changé ses projets de voyage. Ceux-ci sont passés de périples à l’étranger à un désir de mieux connaître le Québec en parcourant ses régions dans un véhicule récréatif. Pour ne pas être pris au dépourvu, ce couple, qui voulait visiter le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, a effectué toutes ses réservations bien avant de s’y rendre.

À Sainte-Luce, il y a une semaine, le Camping La Luciole ne parvenait pas à répondre à la demande, au point où une file d’attente débordait sur la route 132, en milieu d’après-midi. Quelques kilomètres plus loin, à Sainte-Flavie, il restait de rares places.

Grouillant

Dans cette municipalité de La Mitis située aux portes de la Gaspésie, les restaurants, la microbrasserie et la fameuse cantine grouillaient de monde qui patientait pour se faire servir. Le camping L’Impérial, situé au cœur du village, donne accès à ces services à distance de marche.

À Rimouski, les Terrasses Cogeco attiraient également une clientèle en croissance sur la rue Saint-Germain Est, l’événement étant sur le point de se terminer avec un achalandage record pour sa dernière fin de semaine.

Camping nomade

On constate une nouvelle tendance en ce qui a trait aux campeurs nomades : les villes et villages se font accueillants pour ce type de clientèle bien spéciale qui préfère voyager au gré de ses coups de cœur que de réserver sa place longtemps à l’avance. Des aires situées sur des terrains municipaux sont dorénavant réservées à cette clientèle. « Une clientèle qui dépense en ville », faisait remarquer l’ex-maire rimouskois, Marc Parent.

Achalandage incroyable

« L’achalandage touristique est incroyable. Je me propose de surveiller de près les statistiques des Terrasses Cogeco, car je crois qu’on se dirige vers un record d’achalandage. C’est extrêmement couru et c’est génial! On voit aussi la grande popularité de l’Est du Québec partout ailleurs. On a réalisé au cours des dernières années qu’on aurait besoin de plus de places pour héberger les visiteurs. Nous avons très hâte de voir le projet de la chaîne Riôtel pour un nouvel établissement à Rimouski. On encourage les gens du secteur touristique à bâtir des projets, parce que le moment est bon pour faire des demandes auprès des gouvernements pour aller de l’avant. On sent le gouvernement du Québec extrêmement réceptif aux projets touristiques ces temps-ci », constatait le directeur général de la Chambre de commerce et de l’Industrie de Rimouski-Neigette, Jonathan Laterreur.

« On invite les gens que ça intéresse à élaborer un projet touristique réaliste et crédible et à le présenter à la Société de promotion économique (SOPER) qui est là pour les aider dans leur cheminement. De même, un entrepreneur qui voudrait développer un projet de nouveau camping à Rimouski aurait sans doute beaucoup d’écoute et d’appui et connaitrait le succès. On doit aussi un gros coup de chapeau à nos entrepreneurs du secteur touristique qui accueillent aussi bien nos visiteurs et qui nous font une bonne réputation. Il faut célébrer ces gens qui travaillent fort et qui méritent notre reconnaissance », poursuivait monsieur Laterreur.

Renouveau

La présidente de la section régionale de la Fédération québécoise de camping et caravaning (FQCC), Nathalie Sénéchal, était d’accord pour affirmer que le regain d’intérêt pour le camping constaté l’an dernier se poursuivait.

« J’ai fait pas mal de camping cette année. Je suis présentement sur un terrain de camping et les places sont rares. Les campings sont pleins, même au mois d’août. On pouvait se dire que c’était circonstanciel l’an dernier, mais il y a toujours beaucoup de gens qui continuent d’acheter des roulottes. Les campeurs ont augmenté l’an dernier et ils sont toujours là. »

La région en a besoin

Diriez-vous que la grande région de Rimouski et ses municipalités voisines ont besoin de plus de terrains de camping ?, avons-nous demandé à madame Sénéchal.

« Effectivement, mais je mettrais un bémol : à partir de Rivière-du-Loup jusqu’à La Pocatière, des campings, il y en a, mais je dirais que c’est davantage de Saint-Simon jusqu’à Matane que les besoins se situent. La demande est là, c’est clair », estime madame Sénéchal.

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