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Nouvelle de 18 h

Rimouski tient à retrouver son service de traversier

En partenariat étroit avec Forestville
Le CNM Évolution a fidèlement desservi Rimouski et Forestville pendant 25 ans. (Photo: courtoisie, Christian Boudreau)

La Ville de Rimouski et la Société de promotion économique de Rimouski (SOPER) ont l’intention de tout mettre en œuvre pour s’assurer du retour du service de traversier avec Forestville, sur la Côte-Nord, dès l’été prochain.

Le conseil municipal a adopté hier soir une résolution qui confie à la Société de promotion économique le mandat de procéder à un appel d’intérêt afin de trouver un promoteur intéressé à gérer le lien maritime Rimouski-Forestville. Le printemps dernier, le propriétaire du CNM Évolution, qui a effectué la liaison pendant quelque 25 ans, Hilaire Journeault, confirmait au journal le soir la suspension du service.

Grand potentiel

Dans les nombreux « considérant » de sa résolution, le conseil municipal rappelle que les échanges entre Rimouski et Forestville sont assidus et complémentaires depuis toujours, qu’il faut faciliter l’accès aux territoires limitrophes, que le lien maritime est un lien important pour l’offre touristique et que la mobilité des travailleurs est l’un des gages de l’importance des échanges économiques et qu’il faut faciliter l’accès aux services de santé. On signale également que deux routes importantes qui mènent au lien fluvial sont parmi les plus achalandées de la province.

Forestville a également adopté une résolution du même ordre. Les MRC vont faire de même. C’est un effort coordonné.

Encadré

Le président et directeur général de la SOPER, Martin Beaulieu, se félicite notamment de la collaboration établie entre les deux villes pour mener la démarche qui s’amorce. Il répond également à la question du journal le soir : « Cela signifie-t-il qu’on abandonne définitivement l’idée de rapatrier le CNM Évolution? »

« Non. La démarche qu’on mène est réalisée à la suite d’une analyse et de discussions avec le gouvernement du Québec. Nous en sommes au point où les deux rives veulent envoyer un signal fort sur l’implication et la solidarité régionale pour le maintien du service. On l’a déjà dit et maintenant, on pose des gestes concrets en disant qu’on va s’impliquer. Il y a plusieurs étapes. La première, c’est de faire un appel d’intérêt dans les réseaux spécialisés pour s’assurer que le prestataire de service avec lequel on va travailler, peu importe de qui il s’agit. Il y a un cahier des charges. Ça prend un navire. Ça prend des certifications. C’est encadré. Il y a un comité de gestion. L’idée, c’est de s’assurer que ça se passe en partenariat », répond monsieur Beaulieu.

Martin Beaulieu (Photo: courtoisie)

Ensemble

« Ensemble, on va défendre le service. L’idée de l’appel d’intérêt, c’est de trouver un partenaire complémentaire qui est prêt à travailler dans cet esprit. Pour nous, c’est ce qui est important. Si on trouve la perle rare, ça va faire plaisir au monde de la rive Nord comme de la rive Sud de travailler main dans la main avec ce promoteur. Dans le devis, on demande de répondre à certaines balises : le nombre de passagers, la taille du bateau, la durée de la saison, la durée et la fréquence des traversées, mais on laisse aussi aux armateurs de la flexibilité. L’appel va se faire la semaine prochaine, dans les médias spécialisés et dans les médias locaux. Les intéressés vont pouvoir prendre connaissance des critères d’opération auxquels on s’attend », précise-t-il aussi.

« On ne cherche pas un service de traversier, on cherche un partenaire », insiste monsieur Beaulieu.

Rétablissement

« On parle de rétablir le service de traversier, mais le traversier lui-même n’est même pas encore défini. En ce qui a trait au service qui existait auparavant, le (propriétaire du) CNM Évolution pourrait appliquer sur l’appel d’intérêt. La résolution et le travail de la SOPER ne visent pas un opérateur ou un bateau spécifique, mais vraiment à trouver des moyens de rétablir le service. On verra par les réponses à la SOPER à savoir si on pourra trouver des entreprises intéressées à aller de l’avant », a commenté le maire Guy Caron, à l’issue de la réunion du conseil, hier soir.

Déploiement

Le libellé de la résolution municipale de Rimouski se lit comme suit : « Que le conseil appuie la SOPER et le CEDF (Comité de développement économique de Luceville) pour le dépôt d’un appel d’intérêt pour le déploiement d’un service de traverse Rimouski-Forestiville à partir de 2022. »

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