Actualités > Économie > Un modèle intéressant pour Rimouski?
Économie

Un modèle intéressant pour Rimouski?

Une citoyenne aimerait avoir un service de type Communauto
Avec un système comme Communauto, il y aurait moins de véhicules en circulation et donc moins d’émissions de gaz à effet de serre. (Photo: Pierre Michaud-archives)

Une citoyenne du district Saint-Germain, Claudine Bujold, estime qu’un entrepreneur ou une organisation de Rimouski devrait amorcer des démarches pour mettre en place un modèle de transport complémentaire à Citébus et Taxibus.

« Le jour où il y a quelque chose de semblable à Communauto à Rimouski, je vends ma voiture à l’instant », a fait valoir madame Bujold en proposant son idée au conseil municipal, lors de la dernière assemblée ordinaire des élus rimouskois. La démarche de madame Bujold a toutefois « frappé un mur », quand, après vérification préalable, le maire, Guy Caron lui a indiqué que cela ne relève pas des compétences municipales puisque c’est une entreprise privée.

Cela signifie-t-il pour autant qu’il faille arrêter les démarches en ce sens? Non, selon madame Bujold qui relance son idée alors que le Journal Le Soir lui posait la question, hier. À qui confier le mandat? À la Société des transports (STR)? À un regroupement de concessionnaires auto? Peu importe pourvu que l’idée fasse un bout de chemin.

« Le jour où il y a quelque chose de semblable à Rimouski, je vends mon auto! » -Claudine Bujold

Pratique

Il s’agit essentiellement une plateforme numérique transactionnelle de location de véhicules pour une certaine utilisation au kilométrage ou à l’heure. On peut le cueillir et le ramener à son point de départ ou le louer pour l’utiliser d’un endroit à l’autre, dans un milieu urbain. Communauto est présente notamment dans les régions de Québec, Sherbrooke, Montréal et Gatineau.

« J’habite au centre-ville. Je travaille à l’hôpital, je suis infirmière. Je trouve que ce serait le « fun » qu’on arrive avec une solution comme celle-là, à Rimouski. Avec Communauto, il y a un volet forfait « Flex » qui permet de cueillir l’auto à une station et de le laisser à la destination de notre choix. Pour de courtes distances, c’est très convivial et pratique. C’est avantageux. »

Claudine Bujold (Photo: courtoisie)

Super agréable!

« Je l’ai découvert à Montréal. J’aime beaucoup la simplicité du système. La clé est dans le coffre à gant. Tu regardes tout autour du véhicule pour t’assurer qu’il n’y a pas de dommages causés par autrui au préalable. Tout est beau? Tu pars avec l’auto et tu la rapportes avec le même quart de réservoir d’essence plein, au même endroit. Ou tu vas à l’endroit de ton choix. C’est un peu comme le système de vélo Bixi. C’est super agréable. Pour de longues distances, ça va au kilométrage. Je pense à vendre mon auto pour utiliser une alternative comme celle-là ou l’autobus. Par contre, je m’en priverais pour mes petites commissions effectuées localement, alors je constate qu’il y a un besoin entre les deux. Les autos sont stationnées à des points stratégiques où les utilisateurs peuvent en prendre possession », fait valoir madame Bujold.

« Je lance l’idée, comme ça, mais je verrais bien des voitures « Communauto » stationnées par exemple devant la Salle Desjardins-TELUS. Il y aurait sûrement d’autres endroits stratégiques à trouver. Je ne sais pas si Rimouski a le bassin pour intéresser Communauto. J’ajouterais même que ce serait bien d’avoir un service de vélo du même genre. J’en profite pour dire que j’aime beaucoup les propositions de transport actif du conseiller Philippe Cousineau-Morin pour mon quartier », ajoute-t-elle.

Bénéfices

On peut voir différents bénéfices environnementaux et économiques à ce système, puisque cela réduit le nombre de propriétaires de voitures et probablement le nombre de déplacements. La tarification de Communauto offre de multiples possibilités, ce qui fait qu’elle est assez complexe. Disons essentiellement qu’elle combine des frais de temps (12 $ de l’heure à 50 $ par jour), des frais de temps, mensuels (parfois gratuit, 12,50 $ ou 30 $) ou annuels (40 $) et des frais de distance (100 premiers km parfois inclus, sinon de 24 $ à 30 $). Certains forfaits demandent 500 $ par année de frais d’adhésion ou 750 $ par famille. On peut en prendre connaissance sur cette page.

Transport interurbain

Pour Michel Dubé, du Comité des usagers du transport en commun de Rimouski, également coordonnateur de l’organisme Action populaire Rimouski-Neigette, il s’agirait d’un complément intéressant à ce que propose déjà la Société de transports de Rimouski, mais seulement pour une partie de la clientèle.

« C’est une entreprise privée, alors je me doute que si elle ne vient pas à Rimouski, c’est que nous n’avons pas le bassin de population nécessaire à une opération rentable. Je ne vois pas cependant jusqu’à quel point cela pourrait répondre à la capacité de payer des personnes à faible revenu. Je ne crois pas que ce soit abordable et en plus, la plupart des personnes en situation de pauvreté n’ont pas les moyens d’avoir un permis de conduire. Je pense que c’est plutôt dispendieux. Cela pourrait cependant être une solution intéressante pour du transport interurbain. »

Voiture électrique

Monsieur Dubé rappelle par ailleurs qu’un autre service de transport alternatif est offert à Saint-Anaclet. La Municipalité est propriétaire d’un véhicule électrique qu’elle met à la disposition des citoyens en dehors des affaires d’affaires du bureau municipal, où il est utilisé pour ses besoins.

« De plus, des initiatives privées permettent de réduire le recours à la voiture en solo. Je sais qu’à une résidence pour personnes âgées, on a acheté un certain nombre de véhicules que les résidents peuvent utiliser », note aussi monsieur Dubé.

L’auteur de ces lignes a tenté de joindre le service des relations publiques de Communauto qui doit nous donner un suivi incessamment.

Ci-dessous, une vidé de Communauto.

Facebook Twitter Reddit