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Une dénonciation du public a mené à l’arrestation de Philippe Bond

Philippe Bond (Photo Facebook)

Accusé d’avoir conduit un véhicule avec un taux d’alcoolémie supérieur à la limite légale, le 31 mars dernier à Rivière-du-Loup, l’humoriste et animateur Philippe Bond a expliqué sur sa page Facebook que les policiers sont intervenus à la suite d’une dénonciation du public.

L’accusé précise qu’il agissait comme conducteur désigné, qu’il avait consommé modérément et qu’il avait cessé sa consommation 1 h 30 avant de prendre le volant du restaurant vers l’hôtel où son équipe et lui avaient décidé de coucher en route pour un spectacle le lendemain en Gaspésie.

Métal du Golfe_VF

Arrêté dans le stationnement de l’hôtel

« Les policiers ont reçu un appel les avisant que l’humoriste Philippe Bond quittait après avoir consommé de l’alcool. Ils m’ont alors intercepté alors que j’arrivais dans le stationnement de notre hôtel. Ils n’avaient à ce moment que des soupçons raisonnables que j’avais une présence d’alcool dans mon système puisque tant ma conduite automobile que mon comportement étaient sans reproche. Je me suis soumis à leur alcootest sans même avoir peur de l’échouer », raconte-t-il.

Un taux d’alcoolémie de .10

Or, le résultat de l’appareil de détection approuvé (ADA) a donné le résultat « failed ». Comme c’est la procédure dans ce cas, le conducteur a été mis en état d’arrestation et amené au poste de police pour se soumettre à un alcootest. Le résultat a démontré un taux d’alcoolémie de 100 milligrammes d’alcool par 100 millilitres de sang, ou .10, soit .02 de plus que la limite de .08.

Pas accusé de conduite avec les facultés affaiblies

L’humoriste est accusé d’avoir conduit un véhicule avec une alcoolémie dans son sang supérieure à la limite légale dans les deux heures suivant le moment où il a cessé de conduire (article 320.14(1)b) du Code criminel). Il n’est pas accusé de conduite avec les facultés affaiblies parce que les policiers n’ont pas de preuve à cet effet. « Le rapport des policiers confirme que tant ma conduite, ma démarche, mon discours que mon comportement en général ne traduisaient pas l’influence de l’alcool », ajoute Philippe Bond.

Le directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a autorisé l’accusation le 5 avril. Philippe Bond a vu son permis de conduire suspendu pour 90 jours sur le champ. Sa première comparution est prévue ce lundi 11 avril au palais de justice de Rivière-du-Loup.

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