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Nouvelle de 17 h

Des citoyens alarmés

Dépotoirs clandestins et pollution de l’environnement
Un lecteur, Louis-Philippe Landry, nous a fait suivre cette photo d’une carcasse de voiture près du parc Beauséjour. Une photo prise ce matin. (Photo: courtoisie)

La sonnette d’alarme concernant la pollution environnementale déclenchée par un citoyen du district Sacré-Cœur, Yvan Dubé, hier, a trouvé écho auprès de nombreux citoyens.

Monsieur Dubé a déploré hier, photo à l’appui, avoir eu la mauvaise surprise de tomber sur une carcasse de voiture en forêt, dans les environs de la rue Victor-Gauvin, près de l’autoroute. Si son acte de sensibilisation n’entraîne qu’un seul geste positif de plus en faveur de l’environnement, ce sera déjà ça de pris. « Je suis étonné de voir encore ça en 2022, à une époque où tout le monde semble d’accord pour dire qu’il faut mieux protéger l’environnement », signalait notamment monsieur Dubé.

Plusieurs témoignages

Mais à en voir les réactions et les commentaires de nos lecteurs, oui, cela se produit encore en 2022. Plusieurs ont identifiés des endroits problématiques, où le laissez aller est encore visible. « Y a le dépotoir de véhicules et autres dans le sous-bois de la rue des Faisans et ça ne date pas d hier si on évalue l’âge des véhicules qui s y trouvent ! », dit une lectrice sur la page FB du Journal Le Soir. « J’ai déjà déterré un bloc moteur sur la plage de l’Anse-au-Sable », ajoute un lecteur. « Y en a un peu partout », renchérit un autre.

Geste louable

Un autre de nos lecteurs a posé un geste louable en assumant lui-même la responsabilité et les frais de nettoyage d’un « entrepôt » de pneus usagés en pleine nature.

« Il y a quelques années, à l’extrémité de la rue de la Carrière, j’ai communiqué avec la Corporation d’aménagement des espaces verts, parce que j’avais trouvé un dépotoir de pneus en forêt. Ils n’ont rien fait, alors j’ai pris les choses en main avec deux amis. On a sorti deux remorques pleines de pneus -entre 50 et 100 pneus- de la forêt et on est fier de l’avoir fait », indique Louis-Philippe Landry.

Avenue Sirois

Parmi les endroits les plus pollués de la ville, il y a souvent l’environnement de gros commerces comme les centres commerciaux et les épiceries. Il y a quelques années, l’auteur de ces lignes avait fait un reportage au sujet de l’un des pires endroits, l’avenue Sirois, qui se trouve au carrefour de plusieurs activités humaines entraînant de la pollution. La conseillère de Saint-Robert de l’époque, Claire Dubé, avait organisé une corvée de nettoyage.

C’était un peu plus tôt dans l’année qu’aujourd’hui, tout juste à la fonte des neiges, mais nous sommes retournés sur les lieux aujourd’hui. L’endroit le plus problématique est l’arrière du supermarché IGA.

On y a déjà retrouvé des meubles et des électroménagers, mais il semble y avoir eu une amélioration par rapport à ce que nous avions découvert il y a six ou sept ans. Il y a cependant énormément de déchets légers comme des emballages de barres de chocolat et des verres de carton et contenants de toutes sortes.

Le sol est jonché de débris, sur le terrain situé derrière le supermarché IGA de l’avenue Sirois. (Photo: journallesoir.ca, Pierre Michaud)

Les lecteurs qui découvrent de tels endroits problématiques sont invités à communiquer avec l’auteur de ces lignes à pmichaud@journallesoir.ca et nous les rendrons publics.

Des organismes à but non lucratif se font un devoir de dénoncer et de répertorier les dépotoirs clandestins, comme les comités ZIP (Zones d’intervention prioritaire). Celui de la Côte-Nord en a répertorié 800.

À la Ville

Un responsable des communications de la Ville de Rimouski, Frédéric Savard, explique aux citoyens comment agir s’ils découvrent des dépotoirs clandestins:

« Lorsque notre Service urbanisme, permis et inspection est avisé d’une situation comme celle-ci, un inspecteur en hygiène du milieu se rend sur place. Un avis est ensuite acheminé au propriétaire du terrain lui indiquant qu’il doit se départir du véhicule dans un délai de 30 jours. S’il y a « des dépotoirs clandestins », c’est le même principe, nous agissons rapidement lorsque nous constatons la situation ou lorsqu’elle nous est signalée, conformément à notre réglementation sur les nuisances. »

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