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Nouvelle de 17 h

Climat nocif : « pas représentatif »

Le maire Caron réagit à une certaine vague de mécontentement
Le maire Guy Caron, à droite, estime que la Ville, ses employés et ses élus conservent la confiance de la majorité des citoyens. À gauche, le directeur des finances, Sylvain Saint-Pierre. (Photo: archives)

Les critiques se sont faites de plus en plus nombreuses envers le conseil municipal de Rimouski, ces derniers mois, notamment à la suite des épisodes du projet FARI contesté et suspendu, de la réduction des limites de vitesse et des terrains de soccer en mauvais état.

On pourrait même s’étonner du ton de certaines interventions alors que la moitié des membres du conseil municipal n’ont été élus qu’il y a huit mois. Nous avons mis en lumière cette augmentation des commentaires négatifs dans notre revue de la semaine, vendredi dernier. Le fossé d’opinion semble se creuser non seulement entre les jeunes et les personnes âgées, comme nous l’avions déjà fait remarquer, mais maintenant, entre les pauvres et les biens nantis, en plus.

Encore hier soir, le conseil municipal a fait expulser un groupuscule de contestataires cagoulés se disant d’extrême-gauche. Les projets de Groupe Sélection et de Groupe Tanguay/Groupe Dionne dévoilés ces dernières semaines ont fait dire à certains, sur les médias sociaux, qu’il n’y aura bientôt plus de place pour les personnes à faible revenu au centre-ville parce que les nouveaux logements ne seront pas à la portée de tous. Aussi, « l’affaire du conteneur » d’une restauratrice du Bic a suscité bien des critiques.

Bris de confiance?

« Avez-vous l’impression d’un certain bris de confiance entre une partie des citoyens et les élus municipaux et la Ville, ces derniers temps? », avons-nous demandé à Guy Caron.

« Je pense qu’on peut dire que les attentes sont élevées, on le constate chaque jour et on le réalise, aussi. Pour ce qui est des terrains de soccer, je crois que ça veut dire qu’il faut entamer un dialogue. Nous avons une rencontre prévue cette semaine avec le conseil d’administration du Fury et nous allons trouver des solutions. Les relations dépendent souvent de la manière dont les choses sont amenées. Si c’est par les médias qu’on réclame des choses, ça peut faire du bruit, effectivement. Est-ce que ça veut dire que la situation est insoluble? Je ne pense pas. Il faut surtout engager un dialogue. Comme je le disais dans une entrevue à la radio, quand on nous compare à d’autres villes, les réalités sont souvent très différentes. Il faut parfois attendre avant de faire une évaluation des faits », commente monsieur Caron.

Médias sociaux

« En ce qui a trait aux médias sociaux, c’est bien correct qu’il y ait des gens qui s’y expriment. Toutefois, on sait aussi que c’est un phénomène qui va attirer plus facilement des gens qui ont tendance à se plaindre que des gens qui vont dire bravo pour le beau travail », renchérit le maire rimouskois.

Majorité silencieuse

Ce dernier et ses collègues ont l’air de rester « zen ». « Pour le conseil municipal, ce n’est pas représentatif de ce que pense la majorité silencieuse. »

La « majorité silencieuse » est un concept politique évoqué pour la première fois par l’ancien président américain Richard Nixon le 3 novembre 1969, à l’occasion d’un discours sur la Guerre du Viet Nam où il demandait le soutien de la « majorité silencieuse » au sujet du conflit, afin de répondre à la vague de contestation. Le président français Georges Pompidou, a repris l’idée en 1970, demandant à la « majorité silencieuse » de s’exprimer. Il s’agit d’une majorité ayant une opinion, mais ne la manifestant pas.

Par ailleurs, nous reviendrons sur le dossier des conteneurs et de la mode de la restauration éphémère dans notre texte de 18 h.

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