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SQDC : les grévistes haussent encore le ton

Une photo de la façade de la succursale de Rimouski, la semaine dernière. (Photo: journallesoir.ca)

Après 11 semaines de grève, les syndiqués de la Société québécoise du cannabis (SQDC) affiliés au Syndicat canadien de la fonction publique, dont une douzaine à Rimouski, haussent une nouvelle fois le ton.

Réunis en assemblée générale spéciale, hier, plus de 130 membres du SCFP ont rejeté la dernière offre salariale de la SQDC. Dans un communiqué, le Syndicat affirme que ceux-ci n’ont aucune intention d’accepter un salaire qui serait moindre que leurs collègues des autres sociétés d’État.

On demande notamment le même traitement que les travailleurs de la Société des alcools du Québec (SAQ). Sur le plan des salaires, entre autres, à la SQDC, on embauche à 17 $ l’heure, tandis qu’à la SAQ, un conseiller gagne 23 $ l’heure. C’est 21 $ l’heure pour un travail en entrepôt.

« Le temps qu’il faudra »

« D’ici là, les membres sont déterminés à rester en grève le temps qu’il faudra et attendent avec impatience que leurs collègues nouvellement syndiqué-e-s aient acquis le droit de grève, pour qu’ils et elles puissent rejoindre le mouvement et ainsi augmenter le nombre de succursale en grève à travers le Québec dans les prochaines semaines », affirme un communiqué syndical.

« Le message à l’employeur ne peut être plus clair. Si la SQDC pensait que ce n’était que le comité de négociation syndical qui réclamait justice et dignité, il a maintenant la confirmation qu’il avait tort. Les membres du 5454 sont déterminés à faire plier la SQDC afin d’acquérir le respect et des conditions de travail qui leur permettent de vivre de leur travail, pas d’y survivre », s’exclame David Clément, président du SCFP-5454.

Au premier ministre

Dans les prochaines semaines, le SCFP-5454 affirme qu’il organisera des actions afin d’augmenter la pression sur la SQDC, mais aussi « pour interpeller directement le gouvernement en place, dont particulièrement le Premier ministre, qui a lui-même appelé à la création de « job payante ». Pourtant, dans une société d’État en bonne santé financière comme la SQDC, rien ne se rapproche des espoirs du Premier ministre. Le SCFP-5454 demande donc à François Legault d’être cohérent et d’intervenir pour que le Conseil du Trésor donne les mandats nécessaires à la SQDC afin d’en arriver rapidement à une entente négociée avec le plus grand syndicat de cette société d’État. »

Attitude

« Comme membre du comité de négociation, nous avons été émus de voir un appui aussi fort et unanime aux revendications que nous portons à la table de négociation. Nous ne lâcherons rien et vu l’attitude méprisante et fermée de la SQDC, nous porterons notre message directement au Premier ministre du Québec, qui lui-même affirmait que sous le seuil de 20$/heure, les entreprises auraient de la misère. Nous avons une belle preuve que celui-ci avait tout à fait raison », renchérit Sarah Nassar, vice-présidente du SCFP-5454.

Le Syndicat des employé-e-s de la SQDC (SCFP-5454) compte plus de 300 membres répartis dans 27 succursales à travers le Québec.

Succursale fermée

La SQDC n’a pas effectué de mise à jour sur le conflit syndical de puis le 11 juillet, sur son site Internet, mais précise que la succursale de Rimouski est fermée jusqu’à lundi en raison des vacances des cadres qui assuraient le service dans un horaire réduit malgré la grève, jusqu’ici.

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