Actualités > Québec 2022 > Main-d’oeuvre : aider les femmes en priorité
Québec 2022

Main-d’oeuvre : aider les femmes en priorité

Le Parti libéral veut mettre fin au temps supplémentaire obligatoire
Claude Laroche (Photo: Journallesoir.ca, Olivier Therriault)

Le candidat du Parti libéral (PLQ) dans le comté de Rimouski, Claude Laroche, et sa cheffe, Dominique Englade, estiment que la pénurie de main-d’œuvre a des effets plus importants sur les femmes, car elles se trouvent dans des secteurs où l’obligation de faire du temps supplémentaire est fréquent.

« La pénurie de main-d’œuvre est le plus grand frein économique au Québec depuis des années, mais aujourd’hui, cela va encore plus loin. C’est maintenant l’ensemble du secteur des services sociaux qui est fortement affecté par cette pénurie. Le constat est clair : les femmes qui sont majoritaires dans ces domaines sont plus fortement affectées par cette situation », affirme le PLQ dans un communiqué de presse.

On indique notamment que « dans les services de santé, la pénurie fait en sorte que le personnel, pour une grande part des femmes, ne sait pas à quelle heure il va rentrer à la maison, car il doit faire du temps supplémentaire obligatoire en plus de supporter une charge de travail plus élevée qu’auparavant. »

Le Parti libéral du Québec s’engage à « aider ces femmes à retrouver un environnement de travail sain et ainsi lutter contre la pénurie, notamment en mettant fin au temps supplémentaire obligatoire et ce, en implantant des ratios personnel-patients sécuritaires et en recrutant davantage de personnel. »

Éducation

Le PLQ souligne à gros traits que le domaine de l’éducation est aussi affecté pas la pénurie : « et une fois de plus, ce sont, pour beaucoup, des femmes qui en paient le prix. Leur charge de travail augmente tous les jours, car le manque de main-d’œuvre fait en sorte que la taille des groupes augmente et chaque classe comporte de plus en plus d’enfants avec des besoins particuliers. »

Dominique Anglade propose des solutions pour aider les femmes et les hommes qui portent le réseau à bout de bras : « Nous devons augmenter le nombre de professeurs, notamment en facilitant l’accès aux maîtrises qualifiantes et travailler avec les centres de services et les commissions scolaires afin d’établir le nombre de professionnels dont ils ont besoin, dans chaque catégorie d’emploi afin de favoriser la formation de ces professionnels. »

Services de garde à 8,70 $

Le Parti libéral estime que des milliers de femmes ne peuvent retourner au travail au moment où elles le désirent car le manque de places dans les services de garde est criant et ce sont trop souvent elles qui doivent majoritairement rester à la maison pour s’occuper des enfants.

« Le PLQ propose de faire de l’accès aux services de garde un droit au même titre que l’éducation primaire et secondaire. Pour y arriver, nous voulons compléter le réseau en plus de convertir les places existantes pour que tous les parents puissent payer le même prix, 8,70 $. Cet engagement prendra cinq ans à réaliser, en attendant, nous proposons de bonifier le Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) afin que les parents qui ne peuvent retourner au travail puissent avoir un revenu adéquat. »

Au front

« Il est clair que la pénurie de main-d’œuvre a un impact plus grand chez les femmes. Ce sont, en grande partie, elles qui sont au front pour les réseaux de la santé et de l’éducation. Reconnaître que la pénurie est un problème et lutter pour la régler, c’est aussi ça, faire avancer la cause des femmes au Québec », affirme Dominique Anglade.

Sous pression

« Partout dans le comté de Rimouski on ressent la pénurie de main d’œuvre. C’est une mauvaise situation pour nos entreprises. C’est aussi pénible dans le secteur public, dans le domaine de la santé et dans celui de l’éducation en particulier. Avec le manque de personnel, ceux qui restent sont constamment sous pression. Ce sont surtout des femmes qui occupent les postes et tiennent le fort. On ne peut pas se permettre d’avoir un gouvernement qui laisse faire et qui va jusqu’à considérer la pénurie de main d’œuvre comme une bonne chose », renchérit Claude Laroche.

Facebook Twitter Reddit