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Économie

[En vidéo]La Maison des aînés est presque prête

L’institutionnel fournit du travail à plus de 300 travailleurs de la construction
La future Maison des aînés de Rimouski. (Photo: Journallesoir.ca, Pierre Michaud)

Le Journal Le Soir a effectué aujourd’hui une tournée de trois chantiers de construction majeurs pour des projets institutionnels à Rimouski.

Les contrats d’environ 30 M$ pour le pavillon d’enseignement de la médecine au centre hospitalier régional de Rimouski et de 35 M$, les deux avant les taxes, pour le Lab-École, sont supervisés par l’entrepreneur rimouskois Marc Pigeon, de Technipro, avec qui nous en avons profité pour jeter un coup d’œil sur la situation de l’industrie.

Maison des aînés

Le contrat de la Maison des aînés de Rimouski est aussi d’environ 30 M$ et est géré par la Société québécoise des infrastructures du Québec. C’est le projet le plus avancé. Elle devait à l’origine être livrée en octobre ou novembre. Puisque les deux autres chantiers vont compter entre 75 et 100 travailleurs sur le terrain lors des plus fortes périodes d’activité, on peut présumer que les trois chantiers fournissent ou fourniront du travail à plus de 300 personnes au total.

Une autre partie de la Maison des ainés. (Photo: Journallesoir.ca, Pierre Michaud)

Cette maison des aînés et alternative mettra 72 places à la disposition de la population de la région, soit 36 pour les aînés et 36 autres pour les adultes ayant des besoins spécifiques, est située en bordure de l’avenue Léonidas Sud et de la rue Madeleine-Gleason.

« Ce lieu permettra d’offrir aux résidents un milieu de vie à dimension humaine, constitué de six unités climatisées de 12 places chacune, et comportant des chambres individuelles avec toilette et douche adaptées pour chaque résident. Ce nouveau type d’hébergement rappellera davantage un domicile et favorisera les contacts humains ainsi qu’un mode de vie plus actif, entre autres grâce à un accès à des espaces extérieurs aménagés et à des installations intérieures mieux adaptées aux besoins des résidents et de leurs proches », indique un communiqué gouvernemental.

Lab-École : un peu de retard

Quelques dizaines de mètres plus haut dans cette portion Sud-Est de la partie urbaine de Rimouski, le Lab-École n’en est encore qu’à sa structure et à sa toiture.

« Nous respectons les échéanciers présentés lors de la réunion de démarrage et non lors ceux envisagés lors de la période des appels d’offres. La raison est qu’il y avait un retard sur la livraison de la structure de bois. Celle-ci devait être livrée au printemps et elle l’a été en septembre. Il y a du retard. Le projet doit être livré en novembre 2023, donc encore un an de travaux. Le pavillon de médecine est dans les échéanciers. On va être capable de livrer le projet à la date prévue, mais là aussi l’approvisionnement est difficile. On attend des pièces maîtresses en mécanique », remarque monsieur Pigeon.

Une portion du projet de Lab-École. (Photo: Journallesoir,ca, Pierre Michaud)

Pavillon de médecine

Il y aura un an en novembre, on donnait le coup d’envoi officiel à ce projet.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, des dirigeants de l’Université du Québec à Rimouski, de l’Université Laval et des centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent et des Appalaches étaient réunis pour le lancement des travaux de construction du nouveau pavillon de médecine, annexé à l’hôpital régional de Rimouski.

Le futur Pavillon de médecine. (Photo: Journallesoir.ca, Pierre Michaud)

Ce projet inclut des travaux de 40 M$, dont 26,4 M$ pour le pavillon et 13,6 M$ pour la mise à niveau de l’aile D de l’hôpital. La réalisation de ce pavillon permettra d’accueillir en internat 18 étudiants en médecine par année, soit 54 sur trois ans pour chaque cohorte. « La livraison du pavillon de médecine est prévue pour janvier prochain », prédit Marc Pigeon.

Édifices à logements

Une question qui revient régulièrement sur les lèvres des observateurs de l’économie rimouskoise est la suivante : est-ce que c’est parce qu’il y assez de travail pour le bassin de travailleurs de la construction dans les autres secteurs que l’on ne construit pas de logements?

« Je ne pense pas qu’on puisse faire cette équation. Si on avait une demande pour construire un édifice à logements, ça nous ferait plaisir d’en faire. On pourrait s’organiser en conséquence. D’ailleurs, il est très possible que vous nous voyiez en faire bientôt… Ça pourrait arriver, mais ce qu’il y a le plus d’impact sur l’industrie présentement, c’est le coût des matériaux », commente monsieur Pigeon.

Situation internationale

« Le prix du bois commence à se stabiliser autour d’un prix à peu près normal, mais il reste encore des problèmes avec tous les types de métaux. La surchauffe économique et la guerre en Ukraine ont encore des impacts. Exemple : un tableau électrique, ça peut avoir l’air niaiseux, mais il y a beaucoup de choses comme le cuivre qui viennent de la Russie ou de l’Ukraine. Tout le monde a décidé de recommencer à construire en même temps, ce qui a eu des effets sur l’offre et la demande des matériaux. Malheureusement, la stabilisation du prix des matériaux est contrecarrée par la hausse du prix des carburants », remarque monsieur Pigeon.

Le prix de l’acier et de tous les métaux est un enjeu important.

Technipro est aussi impliqué dans le projet de Groupe Tanguay sur la rue Alcide-C-Horth, dont l’aboutissement est prévu pour juin 2023.

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