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Harold Lebel : place aux plaidoiries

L'avocat de l’accusé, Me Maxime Roy, s’exécutera le premier, mercredi avant-midi
Harold LeBel suit son avocat, Me Maxime Roy. (Photo journallesoir.ca- Alexandre D’Astous)

Les plaidoiries auront lieu ce mercredi au procès d’Harold Lebel. L’ex-député de Rimouski est accusé d’agression sexuelle pour des événements qui se serait produits à son condo en octobre 2017.

L’avocat de l’accusé, Me Maxime Roy, sera le premier à s’exécuter, en avant-midi.

Le ministère public procédera en après-midi. Les plaidoiries présentent les arguments de chacune des parties pour tenter de convaincre de la culpabilité ou non d’un accusé.

Elles se terminent généralement par voici pourquoi vous devez acquitter mon client ou voici pourquoi vous devez déclarer l’accusé.

En pause jusqu’à lundi matin

Après les plaidoiries, le jury sera en pause jusqu’à lundi matin. Le juge de la Cour Supérieure du Québec-chambre criminelle, Serge Francoeur, a indiqué avoir besoin de temps pour bien préparer ses directives aux membres du jury.

Il donnera ses directives lundi matin. Le jury, qui sera à ce moment réduit à 12 par l’exclusion de deux jurés au hasard, amorcera ensuite ses délibérations.

« À partir de ce moment, vous allez devoir rester toujours ensemble, sans contact avec l’extérieur. Si vous n’avez pas terminé lundi soir, on va vous amener dans une chambre d’hôtel », a mentionné le magistrat en s’adressant aux 14 jurés, ce mardi en fin d’avant-midi.

Preuve de la défense close

L’avocat de l’accusé, Me Maxime Roy, a déclaré sa preuve close mardi matin après la fin du contre-interrogatoire d’Harold Lebel par le procureur de la Couronne, Me Jérôme Simard.

L’ex-député de Rimouski, Harold LeBel, est accusé d’agression sexuelle. (Photo courtoisie)

Ce dernier a continué de questionner l’accusé sur des propos divergents entre son témoignage devant la Cour et certaines déclarations faites aux policiers lors de l’interrogatoire qui a suivi son arrestation, le 15 décembre 2020.

« J’ai peut-être dit ça ce matin-là, mais ce que je peux vous dire c’est que je ne suis pas allé dans la chambre. J’ai vu dans la chambre en allant à la salle de bain. C’est ça que j’ai voulu dire. J’ai peut-être dit ça sur le coup, mais j’ai repensé à ça. J’ai revu le film », a mentionné l’accusé.

Black-out ou sommeil ?

À propos de l’expression black-out, Harold Lebel dit que les policiers lui ont mis le mot en bouche.

« On m’a dit que j’avais eu un black-out et j’ai confirmé. Je ne me souvenais pas parce que je dormais ».

Quand Me Simard lui demande s’il a effectivement dit aux policiers qu’il s’était piégé involontairement, il demande au procureur à quel endroit ça se trouve dans la déclaration.

« Je n’avais jamais prévu me retrouver avec une femme couchée dans chacun de mes deux seuls lits ».

Harold Lebel aurait touché et serré les fesses de la plaignante, en plus de tenter d’insérer un doigt dans son anus pendant qu’il dormait à côté d’elle. Harold Lebel a nié à plusieurs reprises assurant « qu’il n’avait jamais fait ça ».

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